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Retour sur le débat public des nouveaux EPR2 à Penly

Ayant grandi à proximité de Penly en Normandie et suite au retour dans les thématiques actuelles de ce en quoi consiste l’indépendance énergétique et la sécurité d’approvisionnement je me suis dit que cela pourrait être intéressant de suivre le près ou de loin les actus liées à l’énergie lors de ce débat public en 10 épisodes.

Je n’ai d’ailleurs pas que lu des trucs sur le sujet et le fonctionnement de nos centrales Françaises et étrangères, et ai été visiter la centrale électronucléaire de Nogent sur seine. Et c’était super chouettement vulgarisé, contrairement au débat public sus-mentionné comme nous l’allons voir tantôt.

J’ai aussi suivi quelques uns des débats publics sur youtube, qui permet de s’exprimer par écrit avec un compte google sur une plateforme web hautement souveraine (mais pas du tout nom de zeus!), et ai fait l’immense effort de me déplacer à une dizaine de kilomètres de chez moi, à Palaiseau pour la rencontre qui y était organisée. Y’avait pas mal de monde, la salle était comblée, et le buffet a été rapidement vidé.

Les sujets

Il y avait de prévu pas mal de sujets intéressants, mais plusieurs aspects du débat organisé en une dizaine de rencontres sont grandement problématiques dans ce qu’on pourrait attendre d’un débat: une discussion argumentée sur un sujet en particulier permettant d’éviter de se battre.

Pour ça j’ai réalisé avec quelques bénévoles de l’association Les voix du nucléaire un examen façon Acrimed des temps de parole des 29 heures de débat retranscrits automatiquement avec leur durée d’intervention et catégorisés à la mano, vous pouvez en lire le détail des résultats, la méthodologie, et les catégorisations des interventions qu’on a pu en faire. Fidèle à ma pratique des données ouvertes, vous pouvez jouer avec les classeurs et les sources permettant de calculer tout ceci.

https://www.cipherbliss.com/cndp-temps/index.html

Résumé :

Sur les 16 groupes associatifs invités par la CNDP de notre analyse (excluant les rencontres de Lille et Lyon [1] ) représentant 3 heures de temps de parole, 67 % du temps de parole était accordé à des organisations se positionnant contre le projet de nouveaux EPR, 17 % étaient neutres 16 % étaient en faveur du projet.

Ce que l’on note c’est que EDF qui est porteur du projet et doit donc présenter le projet et répondre aux questions a un temps de parole similaire aux opposants au projet ce qui est surprenant. Les opposants au projet, essentiellement des associations militantes ont quasi le double du temps de parole des représentants de la société civile, élus, syndicats et collectivités locales qui soutiennent le projet. Nous notons aussi que l’association Global Chance qui est opposée à tout ce qui peut être fait au niveau de l’énergie nucléaire quelles que soient les conditions a bénéficié à elle seule d’un temps de parole quasi équivalent à l’ensemble des soutiens au projet. De par sa sélection d’associations invitées, la CNDP a fait en sorte de donner 4 fois plus de temps de parole contre qu’en faveur du projet, alors que selon l’’étude de l’’ifop de Septembre 2022 pour le JDD:

 » 65 % des Français sont favorables ou « tout à fait favorables » à la construction de nouveaux réacteurs nucléaires en France dans les prochaines années ».

Ce que l’on peut remarquer c’est que près de la moitié du temps de parole était occupé par les organisateurs du débat, la moitié! C’est d’avantage une conférence de la CNDP qu’autre chose. Et dans le temps restant, c’était principalement une tribune à un seul orateur d’association antinuc.

Déséquilibre majeur des représentations dans le temps de parole

Les temps de parole des associations invités sur scène accordés massivement plus à des organisations qui ont choisi de lutter contre tout ce qui est nucléaire, mélangeant allégrement ce qui relève du militaire et du civil, et n’hésitant pas à mentir vis à vis des connaissances scientifiques produites depuis plus de 100 ans sur le sujet.

C’était assez gonflé de venir à chaque rencontre pour dire que ça ne sert à rien de débattre du sujet, et que visiblement le seul moyen de faire les choses de façon démocratique c’est d’être d’accord avec eux, tout en empêchant les autres de prendre la parole. Oui, beaucoup d’intervenants antinuc avaient pour habitude de prolonger leur temps de parole au delà de la tribune déjà très en leur faveur, montant ainsi à quel point respecter la parole des autres leur tenait à cœur. Vous savez, c’est comme les éditorialistes racistes qui viennent sur tous les plateaux télés pour dire qu’on ne peut plus rien dire. Une méthode éprouvée qui porte ses fruits, alors que depuis 2004, la Commission nationale du débat public (CNDP) a organisé 12 débats et concertations sur le nucléaire civil.

Décision de ne pas faire de fact checking

Le manque d’exposition des faits pour trier ce qui relève de la rumeur, des opinions et des faits. Au moment où la commission avait annoncé qu’elle allait publier un texte présentant les controverses, on était en droit de s’attendre à ce que les thématiques abordées dans cette publication soient des choses non tranchées. Or ce n’était pas le cas.

Il est assez simple de trouver les principaux sujets d’inquiétude évoqués par la faible portion de gens qui s’opposent le plus fermement au nucléaire civil, et de trouver des informations fiables les concernant: le volume et la gestion des déchets, ainsi que les risques et conséquences des accidents, tout en faisant comme si c’était géré par des chats sous LSD, et que la défense en profondeur n’existait pas. « on ne sait pas » disent ceux qui bien souvent ne veulent pas se renseigner et pratiquent le millefeuille argumentatif comme si dire beaucoup de bêtises était gage de vérité et de fiabilité.

La réponse au manque de vérification des faits assumée par la commission organisatrice a fait rire beaucoup de pixels.

 

Mais Brandolini étant toujours d’actualité, et EDF n’étant pas champion du monde de la vulgarisation et de la rapidité de réponse sur les médias sociaux comparé à sa transparence que l’on peut trouver dans les rapports de l’ASN ou au travail de la SFEN, certaines contre-vérités continuent d’être bêtement répétées à propos des conséquences d’accidents de centrales, ou des avantages du stockage géologique pour ne citer que ces deux là. Sans parler de la sobriété magique qui résout tout, faisant comme si il suffisait de se réunir en jet privé pour dire qu’il faut faire tourner sa machine à laver après 20h pour faire face au changement climatique, comme on le fait dans les COP ou quand on préside un parti « écologiste ».

Laisser les trolls agir

Le manque de cadrage et d’évacuation des éléments venant empêcher toute discussion (alors qu’ils l’ont annoncé en avance), des choses que l’on accepterait pas dans n’importe quel autre évènement invitant à la discussion du grand public. Pas besoin de chars ou de LBD pour faire en sorte que des gens puissent continuer à discuter, le paradoxe de la tolérance montre que certains droits disparaissent si on laisse n’importe qui faire n’importe quoi. C’est suffisamment connu pour espérer que des professionnels de l’organisation de débat public soient au courant. Sur un plateau télé on ne laisserait pas passer ce genre de comportements, mais à l’assemblée nationale ou dans un bistro non plus.

Le changement au dernier moment de sujet pour une des rencontres, ainsi que la démission de la commission quant à son obligation de faire des rencontres afin que le public puisse discuter du sujet dans un cadre de qualité. Impossible car certaines rencontres ont été annulées. Comme si tranquillou je facturais à mes clients des mois de travail après avoir dit que finalement bon vous comprenez je ne vais pas le faire. Car oui, l’organisation du débat public est un travail payé avec l’argent du contribuable, même quand il n’a pas lieu.

Des bons points

Pour avoir pu discuter avec des organisateurs du débat et des gens venus au débat, je ne doute pas qu’il existe des volontés sincères de favoriser les discutions sur le sujet, et que faire en sorte que les gens s’intéressent à un sujet aussi énorme que l’industrie de l’énergie, ou équilibrer les arguments et les représentants des courants de pensée sur un sujet ne va pas de soi. ça soulève plein de questionnements intéressants, car oui il est important que le grand public soit un peu mieux au courant de comment fonctionnent les choses et quelles conséquences ont l’inaction aussi bien que l’action, si on veut pouvoir décider collectivement et sur le long terme de comment faire société, ce sont des sujets démocratiquement très importants. En discutant avec d’autres, j’ai pu constater que les personnes en faveur du projet de nouveaux EPR n’étaient pas pour autant dépourvus de critiques vis à vis de la fillière électronucléaire en France à la façon d’adorateurs de la technologie qui résout tous les problèmes du monde d’un coup de baguette magique, une caricature souvent entendue. Les discussions se faisaient avec enthousiasme et sans chauvinisme, discutant des options aussi bien ici qu’à l’étranger, avec des envies de progrès social visibles, très loin des clichés de droitards autoritaires dépeints par certains journaux ou partis qui se revendiquent de l’écologie. Car oui, l’industrie nucléaire c’est majoritairement pas des dirigeants de startup nés avec une cuillère en argent dans le bec, c’est beaucoup de métiers où on est pas ingénieur physique mais plutôt ouvrier qui gère des systèmes de tuyeaux plein d’eau et de vapeur, qui s’exercent en trois huit en bonne partie, et qui occupent 200 000 emplois non délocalisables dans le pays.

Les interventions de l’IRSN étaient remarquables (et ils ont aussi de chouettes publications et vidéos de vulgratisation sur leur chaine Tontuyau) en ce qui concerne la fourniture de détails sur le fonctionnement et le plan de ce qui est prévu de faire. C’était cool d’apprendre qu’un EPR2 n’a pas besoin d’une eau plus chaude que les REP actuels pour sortir près de 2 fois plus d’électricité par réacteur tout en ayant mis le paquet sur la sûreté et la simplification des pièces. On pouvait d’ailleurs avoir à chaque intervention des livrets présentant le projet de nouveaux EPR, les retours d’expérience dans le monde, les alternatives aux réacteurs EPR2, la prise en compte des perturbations météorologiques futures. Le personnel d’EDF aussi était en mesure de donner des informations sur de nombreux points dans un language tout à fait compréhensible pour le grand public. J’aurai personnellement apprécié que plus de temps soit dédié à des ateliers et des discussions informelles libres en petits groupes au sein même des temps de débat, pour éviter ce style de successions de doléances / listes de souhaits qui sont très éloignés de la façon dont on se figure un débat, un peu plus comme la convention citoyenne a procédé avec des conférences au début et des discussions plus longues. Cela a été fait en partie, mais pas assez à mon goût.

La rencontre à Palaiseau était une des rencontres qui a permis le plus de questions et de réponses sur le sujet à l’ordre du jour selon ce que m’ont dit les personnes qui ont suivi les autres débats. On a manqué de temps pour vraiment voir le détail des autres centrales envisagées, mais il est clair que maîtriser l’énorme majorité des tenants et aboutissants d’un système de production est un avantage, comparé à tout miser sur les imports des pays voisins, ou aux épaules de la Chine pour subvenir aux besoins en production du reste du monde en même temps.

Les gens de la société civile étaient bien présent un peu partout, bien que ceux qui s’expriment avaient majoritairement des avis très tranchés, le sujet intéresse une bonne proportion de gens normaux.

Sans une éducation et une culture scientifique suffisante, le peuple risque de croire et de voter pour n’importe quel guignol qui flatte son goût du vrai et dit du mal des travailleurs d’une filiale industrielle en toute ignorance, ou en faisant comme si ce qui lui semble impossible à faire pour le nucléaire ne s’applique pas pour les autres industries, ou en comptant entièrement sur la mise en place a grande échelle de techniques qui n’ont encore jamais fait leur preuve à petite échelle (#hydrolienne), ou en souhaitant mettre du gaz fossile voire du charbon alors que d’autres options seraient bien plus intéressantes.

Il est urgent de comprendre l’état de l’art des connaissances scientifiques sur nos choix vis à vis du climat, en prenant connaissance du résumé des rapports du GIEC sorti il y a peu et d’agir collectivement pour sortir des fossiles, et éviter d’empirer les choses. Ce n’est pas agréable à lire, mais il faut faire les choses urgemment dans beaucoup de domaines à la fois, parler de données mesurées plutôt que de rumeurs et de procès d’intention, commencer ou continuer à changer ses habitudes vis à vis du pétrole, pointer aux rendez-vous de contrôle, car les conséquences de l’inaction et du business as usual et autres – après moi, le déluge – sont catastrophiques.

 

« Il y a eu un avant et un après Jancovici » m’a dit un des organisateurs du débat, et je partage ce sentiment depuis que j’ai assisté à une conférence à la cité des sciences. Plein de gens en ont maintenant quelque chose à foutre du climat, et c’est grâce aux talents de vulgarisateur du bonhomme, bien qu’il ne soit pas toujours clair sur ce qui relève de ses opinions et que certains climato-dénialistes se servent de cela pour faire comme si le reste de ce qui était vulgarisé ne valait pas la peine. Greta Thunberg (qui est sur Mastodon) aussi a permis d’inspirer des personnes beaucoup plus jeunes et de s’emparer de ces questions pour en faire un sujet populaire au sens premier du terme, et non plus réservé à certains agriculteurs à moustache comme c’était le cas dans les années 80. Et c’est plutôt une bonne nouvelle, parce qu’on est tous dans le même bateau, et qu’on va avoir besoin d’un coup de main de tout le monde.

Les voix du nucléaire ont publié une tribune suite à la participation aux réunions du débat public pour dénoncer tout ce qui n’allait pas dans ces temps de débat et comme toujours fait son travail de vulgarisation auprès du grand public sur le sujet, vous pouvez le lire ici:

https://www.lopinion.fr/economie/rationalite-faits-et-democratie-ce-qui-a-manque-au-debat-public-sur-le-projet-nucleaire-epr2-la-tribune-des-voix-du-nucleaire

 

Galerie d’images et de graphiques en bonus

 

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aerial view of city buildings near body of water during daytime

Les points clé de la synthèse des rapports du GIEC par Valérie Masson-Delmote

Valérie Masson-Delmotte, est une paléoclimatologue française. Elle est directrice de recherche au CEA et coprésidente du groupe no 1 du GIEC depuis 2015 comme le dit sa page Wikipédia. La synthèse des 6 groupes de travail du GIEC venant de sortir, et twitter se cassant la gueule au profit de Mastodon qui a dépassé les 10 millions de gens, ce serait dommage que sa vulgarisation sur ce rapport épique tombe dans les limbes de l’oubli. J’en fais donc un backup hébergé ici (et vous devriez avoir une stratégie de backup ainsi qu’un site web personnel vous aussi) qui vous permettra de saisir les points clés et d’en voir les infographies principales en moins de cinq minutes. Mais pas plus de cinq minutes hein ho, les journaux télé y ont consacré moins de 0.6% de leurs temps d’antenne alors c’est que ça ne doit pas être trop important. Si ? Maintenant que tout le monde a compris que la réforme des retraites est une arnaque et de la violence pure et dure particulièrement envers les femmes et les travailleurs les plus précaires, et que la mobilisation contre est historique, on pourrait aussi regarder dans quel contexte la lutte s’inscrit.

 

Bonjour!Je commence à récupérer des 133 heures de session d’approbation du rapport de synthèse #SYR du GIEC #climatechange2023, la semaine dernière, et j’ai préparé ce long fil, qui en présente les points clés, en 🇫🇷

C’est parti, 🧵⬇️

Ce rapport de synthèse du 6ème cycle d’évaluation (2015-2023) s’appuie sur les 3 rapports spéciaux de 2018-2019 et les 3 rapports complets de 2021-2022, et intègre leurs principales conclusions.
Ces 6 rapports, rédigés par plus de 1000 scientifiques, ont examiné les éléments probants de plus de 85 000 publications, et ont tenu compte de plus de 300 000 commentaires de relecture, de milliers de relecteurs.#colossa
Parmi ces scientifiques, 84 auteurs ont rédigé le rapport de synthèse, avec une version longue (100 pages, 20 figures), et un résumé (36 pages, 7 figures), avec une structure similaire : où en sommes nous, quels sont les futurs possibles, et comment accélérer l’action.
Si nous voulons vivre dans un monde soutenable, équitable, nous ne pouvons pas maintenir les tendances actuelles.
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L’action pour le climat (actions d’adaptation et d’atténuation, c’est-à-dire de réduction des émissions de gaz à effet de serre) monte en puissance, mais le rythme et l’ampleur des actions n’est pas suffisante pour limiter les risques liés au changement climatique.
La poursuite de la hausse des émissions de gaz à effet de serre du fait des activités humaines et le résultat de tendances non soutenables pour l’énergie, l’utilisation des terres, les modes de production et de consommation et styles de vie.
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La distribution historique et actuelle des émissions de gaz à effet de serre est inégale : certains ont contribué et contribuent bien davantage que d’autres, d’un pays à l’autre, et au sein de chaque pays.
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Les activités humaines sont responsables de l’augmentation de la teneur en gaz à effet de serre dans l’atmosphère, qui continuent à augmenter – le rapport long fournit une mise à jour des concentrations en 2021.
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Les enregistrements issus des carottages en l’Antarctique montrent à quel point cette augmentation est une rupture par rapport aux variations naturelles des derniers 800 000 ans, et je souhaite rendre hommage à Claude Lorius, pionnier de la science des carottes de glace.
Le réchauffement planétaire, en moyenne sur 10 ans, atteignait +1,1°C en 2021-2020 (rapport du GIEC de 2021). Une mise à jour jusqu’en 2013-2022, dans le rapport long, montre que c’est +1,15°C en 2013-2022, par rapport à 1850-1900.
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Aucun facteur naturel (variabilité spontanée, Soleil, volcans) ne peut expliquer le déséquilibre du bilan d’énergie de la Terre et l’accumulation de chaleur.La meilleure estimation est que le réchauffement observé est égal au réchauffement dû aux activités humaines.
Le premier facteur du réchauffement à ce jour est le cumul des émissions de CO2; le second tient aux émissions de méthane (durée de vie courte; effet direct et via la formation d’ozone en surface, gaz à effet de serre et polluant).
L’influence humaine sur le climat affecte chaque composante du système climatique.
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Le réchauffement planétaire « dope » certains évènements extrêmes, + fréquents, + intenses, notamment les extrêmes chauds, les pluies extrêmes (7% de + de vapeur d’eau par °C de réchauffement), et les sécheresses agricoles (humidité des sols).
L’interaction entre les aléas, vulnérabilités et exposition définit les risques d’impacts, et ceux-ci dépendent aussi des réponses (ex : gestion de risques, adaptation, mais aussi maladaptation).
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Les communautés vulnérables, qui ont le – contribué au réchauffement à ce jour, sont affectées de manière disproportionnée.
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On observe une généralisation d’impacts graves, & de pertes et dommages, dus aux changements de multiples conditions physiques.Les écosystèmes terrestres, aquatiques et marins sont affectés (phénologie, aires de répartition, structure; mortalités de masse; extinctions).
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Chaque région est concernée.Les changements des facteurs générateurs d’impacts vont s’intensifier à mesure du réchauffement planétaire.
Le monde + chaud, différent, que connaîtrons les générations actuelles et futures, dépend des choix effectués maintenant et à court terme.#empathie
Les avancées scientifiques nous permettent de mieux comprendre à quoi ressemblera notre avenir, en fonction des choix que nous faisons maintenant.
La poursuite des émissions de gaz à effet de serre va amplifier le réchauffement (tant que les émissions de CO2 ne sont pas à zéro net).
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Pour les scénarios examinés, la meilleure estimation est qu’un niveau de réchauffement de 1,5°C sera atteint (en moyenne sur 20 ans) au début des années 2030.
La probabilité pour qu’une année donnée, ce niveau de changement de température de surface globale (1,5°C au-dessus de 1850-1900) soit atteint augmente, et la probabilité de le dépasser sera de 40 à 60% chaque année vers 2030.
Pour chaque incrément de réchauffement planétaire de +, les changements de climat moyen et d’extrêmes deviennent + généralisés et + prononcés.
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Pour chaque incrément de +, les risques pour la santé augmentent, mais dépendent des actions d’adaptation.
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Pour chaque incrément de +, les impacts sur les écosystèmes vont s’aggraver : enjeux de conservation, protection, restauration des écosystèmes (réduire le autres pressions locales),
Cela implique aussi la perte d’efficacité d’options d’adaptation fondées sur les écosystèmes et une baisse d’efficacité des puits naturels de carbone
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Cela implique aussi des risques croissants pour la production alimentaire (attention forte incertitude sur le potentiel de prise de pêche en Arctique)
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Les risques d’insécurité alimentaire dépendent fortement des choix socio-économiques
Nous voyons déjà des risques composites ou en cascade, de + en + complexes et difficiles à gérer.
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Le rythme et l’ampleur de la montée du niveau de la mer vont dépendre des émissions de gaz à effet de serre à venir; la probabilité de changements abrupts – irréversibles augmente avec le niveau de réchauffement planétaire (Antarctique).
La population exposée aux aléas liés à la montée du niveau de la mer, et la fréquence des évènements extrêmes, va augmenter d’ici 2040 – les mesures pour y faire face demandent une planification à long terme.#coursecontrelamontre
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Le rapport spécial du GIEC de 2018 avait souligné que limiter le réchauffement à 1,5°C était un défi sans précédent. 5 ans plus tard, le défi est encore plus grand, puisque les émissions ont continué à augmenter
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Les budgets carbone résiduels permettant de limiter le réchauffement à 1,5°C et 2°C #ParisAgreement seront bientôt épuisés, et ceux pour 2°C largement amoindris…
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Si l’on voulait être sérieux et limiter le réchauffement largement sous 2°C, voire proche de 1,5°C, cela demande des baisses immédiates, rapides, profondes des émissions notamment de CO2, jusqu’à atteindre net zéro, et de méthane (CH4).
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Les émissions ont augmenté entre 2015 et 2019. Si tous les engagements (NDC) étaient tenus, cela permettrait au mieux une légère baisse des émissions d’ici 2030 (inadéquat par rapport aux objectifs de l’Accord de Paris).
Et il y également un décalage entre les engagements et leur mise en oeuvre. Les politiques publiques actuelles dans le monde, sans sursaut, conduiraient à dépasser 1,5°C dans les années 2030, 2°C dans les années 1950, flirter avec les 3°C en fin de siècle…
Après le dépassement d’un certain niveau de réchauffement (ex 1.5°C), une diminution graduelle dépendra de la capacité à atteindre et maintenir des émissions nettes négatives de CO2 (l’éliminer de l’atmosphère et le stocker à long terme).
Le déploiement de méthodes d’élimination pose des questions de coûts (énergie), de faisabilité, de soutenabilité et de risques (pression sur les terres).
Des émissions soutenues égales à zéro net de CO2 sont centrales pour limiter le réchauffement. La transition vers cela implique des rythmes différents selon les secteurs. Réduire + vite les émissions et maîtriser la demande demande moins de recours à l’élimination de CO2.
De nombreuses options d’actions faisables, efficaces et abordables sont disponibles maintenant pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et s’adapter à un climat qui change.
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Les mesures politiques qui ont fait leurs preuves et permis de réduire les émissions de plusieurs mililards de tonnes par an peuvent être mises en oeuvre à plus grande échelle et généralisées
Des possibilités sont disponibles pour renforcer la résilience et réduire les émissions de gaz à effet de serre, en agissant tous azimuts : système énergétique, gestion de l’eau, des terres et système alimentaire,
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systèmes urbains et infrastructures, santé, industrie, déchets, et organisation des sociétés, y compris les filets de protection sociale.Le rapport ne constitue pas une feuille de route mais montre les potentiels, et les co-bénéfices (notamment pour la qualité de l’air)image
Les actions mises en oeuvre maintenant peuvent faire toute la différence, notamment parce qu’il existe un fort potentiel associé à la maîtrise de la demande
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L’adaptation actuelle est souvent incrémentielle, fragmentée, et des limites dures à l’adaptation existent (ex : ressources en eau estivales contraintes par le recul de l’enneigement et des glaciers).
Parmi les conditions clés pour changer d’échelle pour l’action pour le climat figurent la réorientation des financements, la montée en puissance des financements pour l’adaptation, les transferts de technologie et la coopération.
Les pertes et dommages touchent de plein fouet les écosystèmes et les populations les + vulnérables, et font partie de notre avenir. Nous pouvons construire un avenir viable et soutenable en agissant rapidement pour construire un développement résilient face au climat.image
Il est nécessaire que l’ action pour le climat, pour être efficace, soit juste, inclusive et basée sur le partage des connaissances. J’ai ajouté quelques réflexions sur le rôle des universités à l’occasion de colloque EcoCampus @FranceUniv @UGrenobleAlpes
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Je préfère parler de courage plutôt que d’espoir : il est possible de changer d’échelle et de limiter les risques liés au climat, mais cela demande de se relever les manches et d’agir à hauteur des enjeux. Merci de votre lecture jusqu’au bout de ce long fil.Un immense 🙏👏 aux scientifiques qui ont mené jusqu’au bout de travail d’intégration et obtenu un rapport clair et solide, un rappel à la réalité des faits, reconnu par les représentants de tous les pays. Le talent d’Arlene Birt a été central pour construire des visuels clairs @BckgrndStories. Et toutes les personnes qui ont joué un rôle clé en appui à la préparation, la finalisation de ce rapport et l’appui à la session marathon d’approbation méritent une large reconnaissance pour leur professionnalisme et leur dévouement, notamment Noémie Leprince-Ringuet, et dans l’équipe du groupe I, @Clo_Pean, @anna_pirani et @connorsSL.
La session d’approbation a été très longue, 133 heures, dont 36 h quasiment d’affilée du samedi 6h au dimanche 18h, soulignant à quel point ce rapport touche à des points importants pour tous les pays. Les scientifiques ont été précis, clairs, et patients, ce qui a permis, au final, que ce socle de connaissances établi de manière rigoureuse soit reconnu par tous les pays. Le compte-rendu des observateurs extérieurs est disponible ici : enb.iisd.org/58th-session-i…
J’espère que ce long fil vous donnera envie de lire ce rapport de synthèse, qui est disponible ici en anglais : ipcc.ch/report/ar6/syr/
C’est la fin de ce 6ème cycle d’évaluation du GIEC, et de ma participation. Les élections pour le prochain bureau du GIEC auront lieu fin juillet. Il a déjà été acté que le prochain cycle comportera un rapport spécial sur les villes et le changement climatique. La science a une profonde dimension d’émancipation (en anglais, empowerment) : comprendre les changements en cours, explorer les futurs possibles, caractériser les leviers d’actions, fournir des éléments factuels pour éclairer les choix, mais aussi identifier les besoins de faire avancer les connaissances. La lecture de chaque chapitre des rapports spéciaux et complets de l’AR6 permet aussi de comprendre là où il est critique de faire avancer celles-ci.
La préparation de chaque rapport du GIEC fourmille d’intelligence collective, et le travail avec les scientifiques de différentes régions du monde, de différentes disciplines, a été pour moi une joie profonde (malgré la charge de travail).
Beaucoup de personnes me remercient pour le travail du GIEC, et je souhaite transmettre ces remerciements à toutes celles et ceux qui font avancer les connaissances, et leur partage.
En espérant que ce travail colossal aide à prendre la mesure des enjeux, à se les approprier, et devenir acteurs de ces transformations.- FIN
En 2015, Valérie Masson-Delmotte a signé un appel, aux côtés d’une centaine de personnalités internationales, demandant à laisser les énergies fossiles dans le sol pour éviter un « crime climatique », comparé à un crime contre l’humanité.
Tout n’est pas perdu, nous pouvons de façon individuelle mais surtout collective faire en sorte de #sortirDesFossiles. Ça commence par disposer d’une information de qualité et à avoir accès à l’état de l’art des connaissances scientifiques, et à ne pas avaler n’importe quelle connerie produite par des personnes ou des médias indépendants sous prétexte qu’ils se revendiquent « être écolo ». L’éducation est longue, et elle nécessite de l’humilité, pas de la confiance aveugle en des gens incapables de reconnaître leurs limites ou leurs erreurs tels que Reporterre ou Négawatt. Surtout que le grand public n’est pas très doué pour repérer les charlatans, biais cognitifs et autres dérives sectaires dans lesquelles le néolibéralisme (et pas mal de religions qui font leur loi en dehors de la loi) aurait sa place, qui ont toujours des certitudes identitaires hostiles à l’entraide et autres mouvements dérivés du new age très compatible avec le status quo dans les milieux écolos.
L’éducation prend du temps, reconnaître les erreurs des autres semble facile, mais faire le deuil de ses propres erreurs  et savoir les placer dans les influences que l’on subit et que l’on reproduit est bien plus important.
On remarque que cette année enfin on ne laisse plus de place à l’expression de personnes totalement à la ramasse sur le sujet, et les ordres de grandeur commencent à être connus, rien que les 10 tonnes d’équivalent CO2 par personne et par an en France qui doivent devenir moins de 2 tonnes en 2050 si on veut éviter le pire. Pour savoir où vous vous situez et ce qu’il est possible de faire, essayez le site web nos GEStes climat, ou participez à une fresque du climat.
Il faut continuer comme ça, go go go!

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Fabriquer des bots pour Mastodon

C’est assez simple de faire des bots pour Mastodon, il existe des tas de bibliothèques pour le faire dans des tas de langages différents.
On peut s’en servir pour accueillir les nouveaux inscrits, stimuler les découvertes de comptes, mettre en avant certaines thématiques en particulier, parler d’actualités, se lancer des défis, publier des images de memes, faire des rapports d’activité, détecter des activités potentiellement problématiques, et répondre à des questions en se faisant passer pour une intelligence artificielle.

Avant de se lancer dans l’aventure il faut faire en sorte de respecter certaines règles pour éviter de juste produire du spam ou de harceler des comptes.
Certaines entreprises sont spécialisées dans ces activités de spam à des fins politiques ou de nuisances en tout genre, tel que Cambridge Analytica et les fermes de trolls.
On peut donc créer des messages de bot très simples pour avoir un flux d’actu reflétant l’activité sur un jeu de données ouvertes, faire de la veille, enrichir ses connaissances et apporter de la vie et des échanges sur son média social. Mais chacune de ces tâches ne demande pas le même niveau de compétences techniques pour se faire.
Dans votre boîte à outils vous aurez besoin de:
– un carnet de notes pour savoir ce que vous voulez réaliser, et de faire en sorte que les publications que vous aller engendrer apportent quelque chose.
– avoir un compte Mastodon qui serve uniquement à cela. L’instance botsin.space est ouverte à ce type d’utilisation et encourage à y faire des essais, mais aussi de la mise en production.
– d’enregistrer votre application de bot auprès d’un compte Mastodon.
– de bibliothèques pour aller gratter des données qui vous seront utiles, dans vos langages de programmation favoris.
– de sources de données utiles. Sites web, textes, images, médias, documentation d’API.
– de fabriquer des utilitaires codés maison pour faire marcher tout ça ensemble et détecter les problèmes lors des publications.
– de documenter le tout pour maintenir vos scripts de bots.
– de pas mal de temps pour faire des essais et erreurs.
– de regarder quels services vous proposent de faire des publications qui pourraient vous intéresser sans avoir à coder vous même.



À propos de complexité:
Simple, basique:
– dire Bonjour, Monde!
– publier quelque chose à heure fixe
– faire un résumé des articles d’un flux rss

Modéré:
– accueillir les nouveaux inscrits depuis 24h avec un message privé mentionnant leur pseudo.
– publier une image au hasard prise dans un dossier et la déplacer dans un dossier d’images catégorisées comme publiées
– publier les infos de journées mondiales lors de la dite journée mondiale
– republier certains posts lors de l’apparition d’un post contenant certains termes
Complexe:
– faire un jeu dont on est le héros dont l’histoire avance selon un sondage publié auquel les autres gens participent.
– simuler la publication de quelqu’un d’autre en apprenant comment cette personne s’exprime
– réagir à une question en faisant une réponse pertinente
– créer un bot sur mesure ayant ses propres cycles de publication
– évaluer les penchants conspirationnistes d’un compte en fonction des analyses des comptes qu’il suit (analyse-ception)
– analyser les toots publiés et détecter des messages problématiques pour en faire un rapport aux modérateurs du site
– jouer et gagner à snake and ladders

Quelques exemples dans lesquels vous pouvez puiser de l’inspiration et copier les sources:
– Ananas en Python :  ananas · PyPI


Ce que j’ai réalisé comme scripts jusqu’ici:


– Republier un article de blog wordpress au hasard parmi une liste de tous les articles d’un blog, avec son titre et son résumé, avec la première image trouvée dans le corps de l’article. Beaucoup de publications passent à la trappe car elles sont captives d’un filtre sur les sites des GAFAM qui décident à votre place de qui sont les amis dignes de votre attention. Spoil: ceux qui permettent à la plateforme de maximiser ses gains. Rien de tout cela sur Mastodon qui est designé de sorte à ne pas capter entièrement votre attention.
Un meme au hasard dans un dossier de sélection, un certain nombre de fois par jour, et sans jamais republier la même image.
Publier une page présentant un tag du wiki openstreetmap en ne sélectionnant que son premier paragraphe, parmi les pages en français, et seulement si la page du wiki est en ligne, avec l’image attitrée du tag prise dans le wiki.
Publier les articles de l’AFIS sortis au cours des 7 derniers jours.
Publier les évènements dédiés à openstreetmap qui vont se produire dans les 7 prochains jours, à partir du flux RSS de l’agenda du libre, localisés uniquement en île de France.

Chacune de ces publications m’a permis de me constituer quelques utilitaires bien pratiques.
*** Quelques limites
Les choses trop datées, les informations débunkées, les liens publiés morts, les sources à gratter qui changent de structure, les scripts qui plantent sont autant de points d’attention à surveiller lors de la vie de vos scripts.

** Va chercher!
Un accès à un compte par script permet de publier des choses, mais aussi de récupérer des informations de ces comptes, et notamment des messages privées et des notifications.

Ayant à gérer plusieurs comptes, je me suis heurté à l’ergonomie de Mastodon qui n’est pas faite pour la gestion de multi comptes. Ainsi, le seul moyen d’avoir une vue d’ensemble des interactions de différents comptes consistait à faire le tour avec différents logins, à utiliser une application mobile, ou un proxy en ligne en faisant confiance à je ne sais qui pour gérer mes accès. Et le logiciel Rambox qui semblait faire le café n’est pas si pratique. D’ailleurs je n’apprécie pas du tout qu’il demande maintenant d’avoir un compte pour l’utiliser, alors qu’il pouvait parfaitement s’en passer l’an dernier.

Je me suis donc lancé dans un petit projet de gestion multi compte qui permet d’interagir parmi plusieurs comptes dont j’aurai défini les accès en fichier de configuration.
Actuellement je peux cliquer sur l’avatar de plusieurs comptes pour changer l’identité qui publiera le message, écrire le message et l’envoyer.
J’ai aussi la possibilité d’avoir un rapport de tous les messages directs destinés à ces comptes, afin d’y répondre.

** Y’a pas que pour Mastodon
Développer des choses pour faire des bots c’est bien beau, mais ça vous permet de réutiliser des données ailleurs et de contribuer au cycle de vie de la donnée ouverte. C’est un enjeu crucial pour la science reproductible, pour la cueillette et le jardinage dans OSM et ailleurs, mais c’est aussi super marrant.
Have fun!

 

https://forge.chapril.org/tykayn/multi-account-post-schedule-mastodon

https://forge.chapril.org/tykayn/scripts

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assorted-color security cameras

L’internet des objets au service de la surveillance

En ce moment se discute la légitimité de faire de la surveillance de masse automatique à l’assemblée nationale.

Profitant de l’arrivée prochaine des jeux olypiques en France en 2024, le gouvernement tente une fois encore de faire passer des lois liberticides inacceptables, avec bien moins de contrôle humain, en évitant le passage par un juge et à grande échelle, au nom d’un évènement exceptionnel.

Ce qui est une démarche plutôt claire vers une tendance autoritaire que l’on peut mesurer avec différentes échelles où un état cherche à détruire la séparation des pouvoirs au bénéfice d’une domination toujours plus violente sur la population.

La surveillance de masse échoue continuellement à montrer son utilité dans la lutte contre les crimes, mais elle est cependant très efficace pour faire de la collecte d’informations qui réduisent toute possibilité de contre pouvoir à moyen terme.

Les smart cities, sous couvert de recherche d’amélioration de la vie des gens qui vivent dedans et de cool-washing, sont en fait des techniques visant à réduire la possibilité d’expérimenter librement les espaces et les interactions entre personnes, tout en donnant un immense pouvoir à quelques entreprises sur la vie privée afin d’asseoir toujours plus de pouvoir.

« ho regardez comme mon AI fait des trucs drôles et est intelligente, plus que vous ou moi, c’est bien dans ce but que nous avons investi des milliards pour la construire, rien à voir avec des outils de répression, du matage de cul, de mise au pouvoir de l’extrême droite, ou de complicité de torture hein. si c’est le cas on aura pas fait exprès. Allez laissez de côté ces informations pas bien marrantes, qui voudrait parler de ce genre de trucs horribles? C’est loin, c’est ailleurs, c’est des gens que vous ne connaîtrez jamais, et c’est pas vraiment des humains ceux à qui il arrive des horreurs donc ça va, et encore on est même pas sûr que ça existe vraiment, hein, on ne peut pas savoir. regardez comme on vit dans le turfu et comme c’est trop bien! »

Si la ville est smart, vous n’avez pas besoin de l’être, vous n’avez pas besoin de décider, vous n’avez pas besoin non plus d’être des sujets, juste des objets dont on doit optimiser le flux de déplacement, le comportement, les sujets d’intérêt, de discussion, les éléments de langage et l’attention afin de maximiser les profits de nos annonceurs. Pourquoi vous y opposeriez vous? C’est pour votre bien, enfin! Seuls des pédo nazi satanistes casseurs terroristes s’opposeraient à ça. Ou pas.

Conscient·es du risque que fait peser la vidéosurveillance algorithmique sur la vie démocratique de nos sociétés, nombre d’élu·es de par le monde ont décidé d’interdire son usage. En décembre 2022, suite à l’adoption d’une résolution du Conseil municipal, la ville de Montpellier est devenue la première commune française à interdire la VSA. Elle a ainsi rejoint la liste des municipalités en Europe et aux États-Unis qui ont proscrit une telle surveillance biométrique sur leur territoire. En réponse à une pétition signée par des dizaines de milliers de citoyens à travers le continent, le Parlement européen discute lui aussi d’une interdiction de ces technologies.

 

A quel point sont déployées les caméras de surveillance un peu partout ? Vous pouvez les suivre sur cette carte collaborative, basée sur les données d’openstreetmap:

https://sunders.uber.space/

On constate aussi que pour de nombreuses caméras, elles sont orientées de façon illégale vers l’espace public.

« Le capitalisme de surveillance sait tout de nous, alors que ses opérations sont conçues pour que nous n’en sachions rien », il « annule les droits fondamentaux associés à l’autonomie individuelle », droits« essentiels à la possibilité même d’une société démocratique ».

Il n’y a pas de fatalité technologique, estime au contraire l’autrice. Les technologies ne sont pas des fins en soi mais des moyens au service de l’économie : « S’il est possible d’imaginer quelque chose comme l’Internet des objets sans le capitalisme de surveillance, il n’est pas possible d’imaginer le capitalisme de surveillance sans l’Internet des objets. »

Le rapport de la quadrature du net est disponible ici si vous souhaitez en savoir plus, ne vous laissez pas convaincre par des arguments en carton qui ne feront que condamner notre vie privée et ont historiquement amené les heures les plus sombres de l’histoire humaine.

La vie privée pour les faibles, la transparence pour les puissants

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Avoir de la belle imagerie dans JOSM avec la Bd Ortho IGN et Mapillary

JOSM propose des tas d’imageries que l’on peut ajouter dans notre éditeur.
La meilleure imagerie satellite disponible actuellement (sur un maximum de lieux) est la BD Ortho de l’IGN, qui permet une vue où un pixel équivaut à 20cm réels.
Pour l’activer il faut se rendre dans le menu imagerie > préférences.
Ajouter la couche BD Ortho. Ensuite, l’activer. Et voilà, on y voit vachement bien!

Enedis, qui publie des données ouvertes, suite à un partenariat avec OSM Fr pour référencer ses poteaux électriques a promis la diffusion d’imageries aériennes de grande qualité, avec un pixel pour 5cm.

À ce jour, on dispose de quelques zones d’essai et la totalité du territoire DOM-TOM se fait attendre.

La France métropolitaine selon Enedis 😀

 

Vu de près, ça claque et c’est si détaillé qu’on peut effectivement situer les poteaux électriques facilement, mais aussi savoir ce qu’on peut trouver dessus, compter les tuiles des toits de maison, et peut être même savoir quelle est la marque des vélos garés au sol. Pas mal hein ?

Pour avoir des images au niveau du sol, contribuées par des millions de gens il existe les projet Mapillary (racheté par Facebook) et Kartaview (dépendant d’une entreprise de flotte de véhicules en Chine, Grav), qui visent à être remplacés par une alternative libre et au stockage distribuée: Panoramax, dont le développement est en cours.

Les projets d’imagerie au sol permettent de bénéficier de la multitude de gens capable d’y contribuer avec un simple ordiphone. C’est ainsi que pour les deux projets sus mentionnés, on a des plugins pour JOSM qui permettent de voir les traces de parcours photos et des objets détectés dans les images.

Donc si vous souhaitez publier vos photos géolocalisées, prenez soin de les copier avant de les envoyer à Mapillary, Kartaview et autres trucs du genre. Il est facile de les envoyer, mais il n’est pas garanti que vous pourrez les exporter, et qu’elles garderont une bonne définition. Sans parler des outils pour modifier massivement vos photos ou faire du tri dans les mauvaises qui sont assez peu pratiques à utiliser pour ces deux plateformes. On espère que Panoramax, qui était déjà dans les tuyaux lors du State Of The Map France à Nantes l’été dernier sera mieux doté de ce côté là.

JOSM peut aussi vous permettre de réaligner vos séquences de photos.

Pour une prise en main rapide de JOSM je vous conseille l’excellent tuto en 4 minutes de Capitaine Moustache sur le sujet:

Comme ça vous pourrez faire du livestream de vos mappages à l’aise avec uniquement des outils libres.

Comme présenté ici avec un petit accéléré de live que j’ai réalisé dans des coins paumés d’Essonne

 

Bon mappage!

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grayscale photo of women reading newspaper

Utiliser les flux RSS et autres astuces de veille

Quelques astuces du web:

  • Gérer des flux rss, prendre des infos

    Les flux de syndication, ou flux RSS, sont des fichiers XML qui permettent de voir les articles d’un site web sans avoir besoin d’aller faire le tour de tous les sites web dont on souhaite suivre les actualités.

    Chaque site web publie un lien vers son flux RSS, on s’y abonne avec un lecteur de flux RSS tel que Thunderbird ou une extension de navigateur web, et on peut lire dans notre lecteur de flux les articles en question.

    Cela permet de ne pas être dépendant d’une plateforme pour voir son contenu. Un blog wordpress propose par défaut des flux RSS sans que les administrateurs n’aient à faire quoi que ce soit, ils sont accessibles via une url comme ceci: www.monsite.com/feed/rss.

    Thunderbird — Le courrier électronique, simple comme bonjour. — Thunderbird RSS — Wikipédia Flus, plateforme de veille tout-en-un

Exemples:

Bonne veille et bonne sieste.

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pink ceramic pig coin bank

Budget de dons annuels

Dans un souci de transparence, voici une liste de gens à qui j’effectue ponctuellement ou régulièrement des dons dans un budget annuel de près de 1500€, soit environ 120€ mensuels pour par exemple financer des briques critiques et valoriser le travail. Les montants varient selon ce que je peux me permettre de donner au fil des différentes catastrophes sanitaires et climatiques qui nous tombent sur la tronche, mais dans l’idée ce budget de dons est représentatif. Ça peut sembler beaucoup pour un individu, ou peu pour une entreprise, mais c’est important pour mener des actions concrètes a peu d’effort. (et j’aimerais bien donner d’avantage, surtout que l’on compare rarement les coûts de ne pas faire quelque chose, comparé au coût de les faire)

Voici donc une petite liste de gens à qui je donne ou ai donné des sous pour supporter leur apport au monde, qu’il soit éthique, scientifique, artistique ou autre. Pour beaucoup j’aurais aimé qu’ils aient leur site web personnel pour ne pas dépendre de boites sans aucune éthique dont le modèle d’entreprise consiste en la pratique destructrice du capitalisme de surveillance. Si vous souhaitez avoir une présence en ligne, faites en sorte d’avoir au maximum la main sur vos propres modes de communication et vos données, plutôt que de tout confier à un GAFAM, essayez les CHATONS.

Hop, festival de liens!

Associations

Amnesty international

EFF – l’Electronic Fronteer Foundation

Franciliens.net

https://www.franciliens.net
Je n’inclus pas le montant de mon abonnement FAI d’une quarantaine d’euros mensuels dans le budget cité au début de l’article.
Franciliens.net

Krita

https://krita.org/fr
Excellent logiciel de dessin libre.

La quadrature du net

Le CIL de Gometz le chatel

https://www.cil-gometz.org
GULL dont je suis président, ma contribution consiste en des organisations d’ateliers et à une adhésion annuelle.

Les CHATONS

https://www.chatons.org/
J’offre surtout du temps de présence et de relai d’infos pour le collectif CHATONS.

Les voix du nucléaire

Liberapay

Linux en Essonne

https://liness.org
GULL dont je suis président officiel, comme pour le CIL de Gometz, mais à Juvisy sur Orge.

Musique

SomaFM radio

Soutenez cipherbliss

https://www.cipherbliss.com

Tout soutien financier est bienvenue pour faire marcher les 900€ de location annuels de machines (chez OVH et chez moi) et services qui permettent à notre petite entreprise Cipherbliss.com de mettre à disposition du grand public, nous avons un compte Liberapay que vous pouvez relayer pour nous aider https://liberapay.com/cipherbliss.

Un grand merci au donateurs et donatrices qui permettent d’accompagner la mise en place et le maintien de nos services éthiques cette année encore!

Sur notre instance Mastodon, pensez à vous présenter publiquement pour que tout le monde sache un peu plus qui vous êtes, et que vous êtes une vraie personne et non un robot. Pensez aussi à mettre un avatar sur votre profil!

Je vous encourage également à montrer au monde à qui vous faites des dons, pour faire connaître les enjeux derrière, et montrer aux autres que faire des dons est important, que c’est une façon concrète de contribuer parmi d’autres, même quand on a que cinq ans, et que la donation se pratique plus largement qu’on ne le croit, pas seulement avec des dons du sang.

Bienvenue a la maison sur cipherbliss, enjoy! Et une bonne année 2023 🙂

 

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Notes d’OpenSourceExperience 2022

Cette année j’étais en touriste à l’OSXP2022 pour voir ce qui se faisait de beau dans le village des logiciels libres où j’ai pu rencontrer de chouettes gens tel qu’Edelhas, créateur de MetaWatt.fr, et Ophélie Cohelo avec qui j’ai eu le plaisir de travailler sur Framadate version Funky en 2021 et 2022.

Financement des briques critiques

Nous pouvons faire des hackatons pour contribuer aux briques critiques, telles que les fonctionnalités que l’on souhaite voir émerger.
Investir du temps est tout aussi important que de consacrer des investissements financiers.

On finance des choses dans les communautés open source, tel que dans xwiki, nextcloud, jitsi, qui ont énormément servi au moment des confinements pour faire l’école à la maison et faire du télétravail tout en gardant la main sur notre infrastructure infrormatique.

Nous ne sommes pas naïfs on sait parfaitement qu’il est possible et qu’il arrive régulièrement que des briques malicieuses soient inclues dans les projets au prétexte d’évènements faits sous des prétextes de bénéfices au grand public.

Ce que l’on fait actuellement c’est inclure sciemment des outils qui s’avèrent être malicieux dans nos systèmes critiques, tous les jours.

Comment faire en sorte que suffisament d’yeux regardent le code pour résoudre ce problème, faut il attendre des USA de résoudre ce problème ?

Il faut le résoudre soi même, faire les audits et la contribution au bien commun de façon volontaire.

Nous, la commission Européenne, parfois, nous ne faisons que suivre la mode des idées portée par les gens qui font la commission. Il faut des développeurs qui aillent parler à leurs députés et politiciens.

Les gens, collectivement, examinent ce qui se passe.
Nous avons besoin de discuter et partager l’information.

Il n’y a pas encore cette culture de publier les sources des logiciels utilisés dans l’administration.
Si cette culture était dominante dans les ministères, il y aurait probablement des avancées rapides.
Des choses sont faites avec Etalab mais il faut aller plus loin.

Nous avons des dépendances en cascade, qui sont modifiées plusieurs fois par mois.
Github nous a personnellement fait disparaître nos dépôts sans prévenir.
Nos DevOps ont délocalisé une partie de notre chaîne de production et on réduit notre dépendance.
Le software héritage est un musée dont nous avons besoin d’un point de vue stratégique.
Souhaitez vous avoir vos dépendances qui survivent à des disparitions dans d’autres pays ? Quelle est notre capacité de résilience?
Tout est tellement lié de façon pratique que l’on ne pense pas à cette chaîne de dépendance. Alors qu l’on devrait.
Pour OpenFoodFacts on s’assure que les données soient résilientes à la panne, à la maladresse, aux défauts dans les liens.
On fait du bug bounty, avec suffisament d’yeux n’importe quel problème devient trivial à débusquer. Il faut s’assurer que les yeux soient dirigés vers ce que l’on produit.

Nous devons considérer sérieusement les cycles de vie, savoir quand tuer des parties du code, supprimer des choses. On doit penser au long terme, réduire le bus factor, coordiner les échecs, des choses malheureuses peuvent se produire. Le covid l’a mis grandement en évidence.

Nous pouvons investir du temps pour réaliser la maintenance d’un projet. Dédier du temps aux employés qui utilisent les briques critiques pour remonter de la valeur ajoutée.

On travaille avec de l’argent public, ce qui nous demande du temps de papiers administratif, faire des présentation, dire qu’on fait des trucs, présenter, faire des démonstrations, détailler nos choix. Il y a un problème de confiance en les personnes à qui l’on donne un gros paquet d’argent, il faut faire en sorte que cet argent soit d’avantage employé à la réalisation des biens communs critiques, car cela permettra d’avantage de pérennité.

Un levier stratégique pour la souveraineté numérique européenne

Le sujet pris en compte depuis un bout de temps, mais peu de choses restent actées.

Le covid a précipité la prise de conscience de l’intérêt d’avoir une indépendance concernant les logiciels utilisés.
La loi lemaire de 2016
Interopérabilité, souveraineté numérique.
Chemin au long cours, parfois impossible.
Aspect interface difficile en défaveur des outils libres.
Sécuriser les briques critiques, authentification, assistant vocal, hadoop 3.

On donne plus qu’on ne fait d’audit de sécurité.
On a une responsabilité collective vis à vis de la mainenance de ces briques, de notre impact sur l’environnement, du cycle de vie des logiciels libres, de leur financement.
Open source programme office, aborder tous les sujets du logiciel libre.
à la DINUM, il existe le pôle logiciel libre.

Plan d’action commun numérique, montée des ministères de l’éducation nationale et enseignement supérieur de la recherche.
baromètre open access.
L’éthique de la recherche est proche de celle du logiciel libre.
Attractivité de l’administration à travailler, 6 étudiants travaillent à contribuer à des LL.

Collaborations entre pays et l’europe sont initiées.
code.europa.eu pour les projets de la commission

Phenix, suite logicielle.
Connaître et faire connaître le LL, on avance dessus.
Travailler en réseau entre éditeurs logiciels, pour suivre des standards, s’entraider, faire de la communication et du marketing, ce qui peut être vu comme un gros mot mais n’en est pas. Si on fait un LL mais que personne ne s’en sert c’est dommage.

Aujourd’hui l’administration ne sait pas ce qu’elle achète en matière de logiciels.
Le cloud c’est de la télématique. Y’a t il assez de reversement au pot commun par les personnes qui s’en servent?
Des choses ont été débutés autour d’openstack.

On s’en sortia jamais si le logiciel libre n’est réputé que pour des raisons éthiques, ou utilisé uniquement par des passionés. Il faut que les gens apprennent dès le début à se servir de ces outils, dès la jeunesse.
Aujourdh’ui on est à revers avec le sujet du cloud de confinace, on pourrait en parler avec les gens de Red Hat.
le CNLL travaille sur une charte éthique.
To be suivre.

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Visite de la centrale électronucléaire de Nogent sur Seine

Visite du Novembre 04 2022

Mû par la soif de connaissances et pour se faire une meilleure idée du fonctionnement des centrales nucléaires du pays, et encouragé à le faire par des proches ainsi que des kamaradz des voix du nucléaire je m’inscris à une visite publique d’un réacteur à eau pressurisée le plus chaud de ma région (boah 350°C quoi), celui de Nogent sur seine, et vla ti pas que c’est parti pour se donner rendez-vous un mois après.

 

Lien vers le lieu sur OpenStreetMap

 

13:30 Y’a une floppée de bornes de recharge pour voitures elec dans l’énorme parking, mon chargemap ne fonctionne pas, nom de zeus! Heureusement que j’ai quelques piles dans la poche pour alimenter ma titine elec sur le trajet de retour.

J’arrive un brin en avance, suffisamment pour lire et appuyer sur plein de trucs dans la salle d’exposition (en toute amitié, et avec les gestes barricade).

Visite de la salle d’exposition avec ses maquettes de centrales, armatures de combustible, conteneurs de confinement des différents types de déchets, pales de turbine, assemblage de combustible, fascicules sur divers aspects de sûreté et de sécurité, d’engagements écologiques. Des jeux proposent de pédaler ou faire tourner une manivelle pour voir ce qu’on peut alimenter avec plus ou moins de watts par la force humaine. On trouve aussi de la documentation sur plusieurs écrans qui parlent d’accidents majeurs ou non, de l’échelle INES, des enseignements tirés du passé, des améliorations continues apportées.

Des gens arrivent au fur et a mesure pour la visite en groupe et sont curieux de découvrir la salle d’expo, discutent tranquillement.

Conférence

Petite conférence question réponses par notre guide Amandine, qui présente EDF et ses moyens de production électrique, de l’extraction au recyclage, le fonctionnement animé d’une centrale et de ses trois principales parties: le bâtiment réacteur, le bâtiment machine où la vapeur est convertie en électricité, et la tour aéroréfrigérante en option. Le site de Nogent produit jusqu’à 1350 MW, emploie 2000 personnes, dont 900 sont constamment sur place par roulement.

Nous sommes 13 visiteurs et visiteuses, dont près d’un tiers de femmes et une proportion assez égale entre vingtenaires et seniors. Certains sont venus entre potes par simple curiosité, d’autres sont nostalgiques de visites de leur enfance et souhaitent se rafraîchir la mémoire, pour certains je ne sais pas, mais on dirait bien que personne n’est du métier, et que tout le monde a envie d’apprendre des trucs.

Des questions sont échangées à propos de provenance des matériaux, du nombre de sites de production, des gaines des assemblages. Il nous est dit à plusieurs reprises que la centrale dispose de trois circuits d’eau qui ne sont jamais en contact, les seuls échanges sont thermiques. Tout le parc français repose sur cette technologie d’eau ordinaire sous pression avec des sites au fonctionnement similaire, les REP (ou EPR).

Préparation vestimentaire et réglementaire

On se change pour aller faire la visite, nos effets personnels restent dans la salle de conférence. On met des chaussures de sécurité, une charlotte, un casque de chantier. Nos téléphones et autres effets personnels ne doivent pas venir dans le site, c’est pourquoi je n’aurai ici que des images de vue de l’extérieur et des illustrations tirées du livre de Rolan Irolla sur la centrale de Nogent sur seine.

On va à l’accueil pour échanger notre carte d’identité contre une photocopie de celle-ci, un code personnel pour le portique d’entrée sur l’espace interne du CNPE, et un badge visiteur. Après avoir passé un portique avec dépôt des affaires dans un bac scanné par des vigiles, on se fait contrôler les mains pour détecter la présence d’explosifs potentiels. Quelle chance, aucun de nous n’est sujet à un renvoi. Les employés se font contrôler régulièrement et les visiteurs à chaque fois, mais tout le monde passe dans les portiques avec examen des effets personnels.

On passe un portique à tourniquet et on peut démarrer la visite avec les écouteurs anti bruit, reliés au micro de notre guide. Nous voilà partis à l’extérieur de cette petite ville dans la ville qui a une surface de 76 hectares qui ne sont pas totalement occupés par des constructions, il y a donc de quoi faire si on souhaite rajouter des installations.

Nous voilà au delà des barbelés

On longe les tours aéroréfrigérantes au profil hyperbolique de 160 mètres de haut sur 140 de diamètre au sol, les panaches de gouttes d’eau tourbillonnent au dessus et rejoignent les quelques nuages dans ce ciel autonmal. Le panache d’une tour fait bouger des ombres sur le profil de sa voisine. Notre guide nous détaille les équipes qui travaillent sur le site, la durée des travaux de maintenance, le rôle de l’ASN, l’autorité de sûreté du nucléaire, qu’on appelle aussi le garde fou ou le gendarme du nucléaire. J’apprends que la fameuse visite décennale dure 4 mois, c’est un long examen minutieux qui se produit tous les dix ans en plus des visites habituelles et aléatoires de l’ASN. 5000 prélèvements de contrôles sont réalisés chaque année pour vérifier l’innocuité de l’activité de la centrale sur l’environnement.

On passe un portail où l’on doit présenter notre badge et notre code personnel pour aller dans le bâtiment machine numéro 2. De tous les bâtiments, on peut entendre davantage celui de la turbine. Les aéroréfrigérants font un léger bruit de projection d’eau sur une surface plane qui fait pchhhhh. Les transformateurs font le bruit caractéristique du courant à 50 Hertz que l’on peut entendre dans tous les petits transformateurs de quartier, ou quand on allume son micro ondes à la maison. Le bâtiment réacteur ne semble pas faire de bruit avec sa double couche de plusieurs mètres de béton armé, mais comme on a pas le droit de l’approcher je n’ai pas pu le vérifier. Après tout, c’est là bas que se génère la vapeur dans des « bouilloires géantes ».

Salle des machines

Nous voilà à l’intérieur d’un énorme lieu d’une vingtaine de mètres de hauteur sous plafond, avec plusieurs étages de grilles, de tuyaux et de machines, dont le fameux alternateur qui permet à la centrale de Nogent à elle seule d’alimenter en électricité la moitié de toute la région Grand Est. Peu de personnes sont habituellement dans ce bâtiment, on en croise cependant régulièrement qui s’activent sur le chemin piéton et en camion à déplacer des cuves.

On monte dans l’ascenseur pour aller à 15 mètres au dessus du sol. On ne parle pas d’étages, comme on le fait dans le milieu marin. On nous prévient qu’il va faire plus chaud et que les personnes ayant le vertige peuvent compter sur nos deux guides si besoin pour les faire revenir sur le plancher des vaches.

Petite photo devant la tête de turbine haute pression, nommée Bernadette et Marguerite. Chaque partie a ses codes couleurs et ses panneaux de contrôle, ses vannes d’arrêt d’urgence, ses affichages divers, ses gros boutons en couleur.

Notre guide teste notre sens de l’orientation pour voir si on parvient à retrouver où se trouve le bâtiment réacteur pour que l’on comprenne bien l’action de chaque partie des circuits.

On peut voir les 4 gros tuyaux qui sortent du mur côté bâtiment réacteur, ceux ci amènent la vapeur depuis les 4 générateurs de vapeurs cachés de l’autre côté, au dessus du cœur dans la cuve. À côté on peut voir 6 tuyaux d’un diamètre plus modeste qui vont aussi dans le mur, ceux ci comportent l’eau froide de retour pour aller se faire changer en vapeur au contact de l’échangeur thermique entre le premier et le deuxième circuit d’eau, sans que l’eau ne se touche, bravo vous avez suivi!

Ils contiennent la vapeur d’eau qui alimentent la turbine, ils vont passer dans la partie haute pression de la turbine avec ses multiples couches d’ailettes en métal profilées comme un sablier couché. La partie turbine est constituée de plusieurs parties en ligne droite horizontale, reliées sur un seul arbre, avec l’alternateur qui utilise tout le mouvement produit par la vapeur pour faire l’électricité.

Après son passage en turbine, la vapeur va gagner en humidité, se faire conduire sur les côtés, puis se faire déshumidifier grâce aux surpresseurs déshumidificateurs, puis aller dans la partie moyenne pression, puis basse pression afin de tirer le maximum de force de la vapeur, avant qu’elle ne retourne dans le condensateur à l’étage 0, et qu’elle soit réinjectée dans la partie réacteur, se faire transformer en vapeur. On passe tranquilou sous les tuyaux de vapeur déshumidifiée pour voir l’intégralité de la section turbine. Les tuyaux sont légèrement chaud, mais étonnamment beaucoup moins chauds que ce à quoi je m’attendais.

Sous nos pas on peut sentir le sol vibrer de la rotation des turbines et de l’alternateur qui produit 48 000 Ampères à 20 000 Volts, soit une puissance totale maximum produite par les deux salles des machines de 1.3 GigaWatt. Ça envoie du poney dans la la machine qui est juste là, à un mètre de nous. C’est vraiment ouf qu’une boite de quelques mètres de large contenant un alternateur gros comme une camionnette permette de sortir autant de jus, et qu’on ne soit pas foudroyé sur place, nous autres petits blobs aqueux humains, bien moins conducteurs que les câbles qui sont reliés au bouzin.

Notre guide nous demande de deviner par où sort le courant de la turbine, la réponse est sous nos pieds, dans trois gros tuyaux bleus de 1 mètre de diamètre qui partent au côté ouest de la salle pour alimenter le réseau. On poursuit le tour de la turbine pour voir l’énorme bras de chantier jaune au plafond, nécessaire au déplacement et à la maintenance de n’importe quelle partie du bâtiment.

Retour en bas par l’ascenseur à zéro mètres, on fait le tour de l’installation et on peut toucher d’un côté les tuyaux légèrement chauds qui viennent condenser la vapeur. C’est bien moins chaud qu’une tasse de café. De l’autre côté, le côté froid on voit les tuyaux d’eau qui sont ensuite emmenés au bâtiment réacteur. On peut aussi voir d’énormes pompes qui tournent à près de 900km/h pour amener jusqu’à 23 mètres cube par seconde d’eau froide de la seine et de la nappe phréatique dans l’échangeur, pour que se condense la vapeur dans le condensateur et que se boucle la boucle du circuit secondaire. On sort du bâtiment machine. Dehors on voit le transformateur qui reçoit les énormes câbles coaxiaux d’un côté et sort quelques très petits fils électriques à haute tension en comparaison. Un visiteur demande quelle partie de l’électricité produite dans les 1350MW est utilisée pour auto alimenter la centrale, la réponse est aux alentours de 50MW.

On parle retour d’expérience et amélioration continue, et l’on peut voir le groupe diesel de dernier secours. On voit aussi le rôle de la FARN, la faction d’action rapide du nucléaire.

Il existe une salle des machines de démonstration, mais on ne peut pas y avoir accès aujourd’hui car c’est réservé en priorité aux formations pour les futurs pilotes. On sort de l’espace des machines par un portail, et on revient en marchant sur le chemin longeant les deux tours aéroréfrigérantes.

 

Chouette visite, accueil au top, des réponses bien vulgarisées, de la transparence, de quoi aller approfondir les sujets avec des ressources en ligne, de l’accessibilité motrice à tous les niveaux (pas seulement du braille, mais aussi de l’audio dans les toilettes).

Vraiment cool et toujours dispo pour répondre aux questions sans avoir peur de dire quand on ne sait pas un truc. Les visiteurs et visiteuses posaient d’autres questions après la fin de la visite, certains m’ont dit qu’ils étaient impressionnés de voir la propreté du site industriel alors qu’il a une surface énorme. Il paraît que cela correspond à une norme d’exemplarité des installations industrielles, ça permet d’identifier rapidement si des choses ne devraient pas être là, toutes sortes d’anomalies, et ça facilite les interventions habituelles. On sent que le boulot est de qualité, le balisage bien fait, les gens sur place détendus et réactifs quand on demande un truc. Je recommande carrément de visiter, vous pouvez le faire seul ou a plusieurs, il suffit d’avoir plus de 12 ans, (ils proposent des ateliers aussi pour les enfants dans la salle d’expo en dehors de la partie cloturée) et vous ne gagnerez pas un seul milisiviert, contrairement à ce qui se produit quand vous ingérez une banane, que vous mangez du poisson, ou quand vous êtes exposés à de la clope.

Les inscriptions sont ouvertes toute l’année, profitez en!

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Choix d’outil pour la gestion de projets

This is post 2 of 8 in the series “gestion de l'information personnelle”

Décrit la gestion des fichiers et des informations personnelles que j’utilise pour tirer du sens de mes archives et les conserver de façon pérenne et découvrable, uniquement avec des outils respectueux de la vie privée

  1. Plan d’archivage et de backup
  2. Choix d’outil pour la gestion de projets
  3. Organiser ses fichiers avec des tags avec filetags
  4. Outils pour un nommage de fichiers retrouvables
  5. Archiver automatiquement ses photos de téléphone
  6. Supprimer les doublons avec un Baobab et Czkawka
  7. script rff : Rename file folder
  8. Organisation de tâches orgmode

j’avais causé d’un outil nommé GTG, Getting Things Gnome qui s’inspire de la méthodologie « getting things done » pour ne pas oublier ses choses à faire dans un cadre d’utilisation uniquement pour vous (mono utilisateur). Vous pourrez le tester en l’installant avec le gestionnaire de logiciels Flatpak (plus d’infos ci après).

Si vous souhaitez gérer des tâches à plusieurs pour votre asso ou votre boite il faudra s’orienter vers autre chose, comme le Deck de Nextcloud par exemple, qui est un tableau de tickets kanban.

C’est un sujet que je trouve super intéressant tant on peut voir des différences au niveau de chaque personne, et découvrir qu’il existe tout un tas de recherche scientifique (et pseudo scientifique) sur « comment bien gérer ses priorités dans la life ». Pouvoir s’organiser a tellement d’impacts dans la vie courante que ça me parait essentiel de questionner ses habitudes à ce sujet.

Pour savoir ce qui convient le mieux à votre utilisation

il faut définir des critères au système de gestion de tâches que vous voulez utiliser.

  • Utilisateurs:
    • serez-vous amené à utiliser votre système tout seul ou a plusieurs?
  • Captation:
    • comment noter les choses que vous devez faire ou les idées que vous avez sans être forcément devant un ordinateur?
  • Continuité:
    • pouvez vous ne rien rater des choses que vous souhaitez faire à une date précise? Si vous avez raté une échéance, en serez vous avertis ?
  • Pérennité:
    • est ce que votre système est assez fiable pour résister à la perte d’un seul objet ? si vous utilisez un carnet de notes papier ou des post it, ou un ordinateur portable et qu’il lui arrive malheur, avez vous tout perdu ?
  • Tri des informations:
    • pouvez vous savoir en un claquement de doigt quelles sont les choses que vous devez faire en priorité, aujourd’hui, dans un contexte donné (étiquettes, tag) ?
  • Hiérarchie:
    • pouvez vous définir des ensembles de sous tâches et définir ce qui est bloquant dans ce que vous voulez faire?
  • Recherche:
    • pouvez vous lister des tâches selon des critères multiples?
  • Idéation:
    • peut on distinguer les pistes de réflexion qui ne sont pas des tâches, des trucs à faire qui sont… à faire?
  • Avancement:
    • pouvez vous savoir ce que vous avez déjà accompli, à quel rythme, extraire des rapports d’activité et ce qui reste à faire?

Pour avoir testé un paquet de solutions d’applications de productivité j’en suis venu à utiliser différents outils pour les besoins pro (qui ne concernent que des projets liés à du code avec d’autres gens) et perso qui peuvent concerner des choses aussi variées que « il faudrait que je rachète des croquettes pour le chien » à « trouver un cadeau d’anniv pour machin » ou « réserver un hôtel dans tel endroit pour les vacances d’hiver ».

Pour capter les idées je les note dans un fichier texte sur mon tel, synchronisé avec Nextcloud, puis ensuite sur ordi (synchronisé avec Nextcloud aussi) je les marque, complète, range, trie, et marque comme fait, tous les jours ou presque.

J’ai utilisé le Deck de nextcloud pendant un temps, mais je le trouvais pas assez réactif, compliqué à gérer dès qu’on a beaucoup de tâches (plus de 50) et fastidieux pour rajouter des tags. Le logiciel GTG (gettting things gnome) fait super bien le boulot, mais l’installation avec flatpak en fait une solution pas évidente à mettre en place, c’est dommage parce que c’est un très chouette logiciel libre qui m’a permis de noter 380 tâches et de les réduire à moins de 80 au fil de l’eau en une année.

Enfin, j’ai exporté mes tâches de GTG vers un fichier texte qui utilise le formalisme pour Emacs, le format Orgmode, qui avec quelques raccourcis clavier me permet de répondre à tous mes critères. ça fait vraiment des trucs super pratiques avec de simples fichiers texte, sauf que pour prendre en main Emacs il faut s’accrocher et apprendre trouzemille concepts. Emacs c’est comme un instrument de musique super difficile à utiliser qui demande beaucoup de coordination. Donc quand j’ai une idée je la note dans un fichier texte de nextcloud sur mon tel, et c’est ajouté à mes fichiers .org qui sont ensuite utilisés par orgmode une fois devant un ordi. ça reste lisible et modifiable en dehors d’emacs, et vraiment fiable.

ça remplit donc mes critères pour les tâches personnelles, et reste donc utilisable dans n’importe quel éditeur de texte, mais ce n’est vraiment pas adapté au grand public. C’est pour ça qu’au final je conseille de se mettre à plusieurs sur un nextcloud et d’utiliser les cartes du deck, que l’on peut aussi gérer sur son smartphone avec l’appli Nextcloud Deck.

Enfin, si vous voulez tester GTG et que la ligne de commande ne vous fait pas peur et que vous êtes sur un système libre tel qu’ubuntu ou debian et autres dans le genre, vous pouvez ouvrir un terminal (crtl + shift + T) vous accrocher à votre slip devant la SIMPLICITEY d’installation que voilà (>___>) et éxécuter chacune de ces lignes une par une en les copiant collant:

sudo su # puis entrer votre mot de passe pour passer en mode administrateur
apt install flatpak
apt install gnome-software-plugin-flatpak
flatpak remote-add --if-not-exists flathub https://flathub.org/repo/flathub.flatpakrepo
flatpak install org.gnome.GTG
flatpak run org.gnome.GTG

voilà, une fois que vous avez installé GTG vous n’aurez plus qu’a faire la commande flatpak run org.gnome.GTG pour lancer le logiciel.

Quelques liens sur tout ça:

On pourra bien sûr voir tout ça (et tout le reste :D) un de ces jours à liness. Bien que ce weekend je n’y sois pas.

Je suis curieux de savoir ce que vous utilisez pour vous organiser et si vous avez des critères différents pour considérer qu’un système de gestion de tâches est bon pour vous, et comment l’améliorer, sans aller à l’obsession théorique comme c’est le cas pour moi 🙂

Bonne journaille!

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