Notes d’OpenSourceExperience 2022

Cette année j’étais en touriste à l’OSXP2022 pour voir ce qui se faisait de beau dans le village des logiciels libres où j’ai pu rencontrer de chouettes gens tel qu’Edelhas, créateur de MetaWatt.fr, et Ophélie Cohelo avec qui j’ai eu le plaisir de travailler sur Framadate version Funky en 2021 et 2022.

Financement des briques critiques

Nous pouvons faire des hackatons pour contribuer aux briques critiques, telles que les fonctionnalités que l’on souhaite voir émerger.
Investir du temps est tout aussi important que de consacrer des investissements financiers.

On finance des choses dans les communautés open source, tel que dans xwiki, nextcloud, jitsi, qui ont énormément servi au moment des confinements pour faire l’école à la maison et faire du télétravail tout en gardant la main sur notre infrastructure infrormatique.

Nous ne sommes pas naïfs on sait parfaitement qu’il est possible et qu’il arrive régulièrement que des briques malicieuses soient inclues dans les projets au prétexte d’évènements faits sous des prétextes de bénéfices au grand public.

Ce que l’on fait actuellement c’est inclure sciemment des outils qui s’avèrent être malicieux dans nos systèmes critiques, tous les jours.

Comment faire en sorte que suffisament d’yeux regardent le code pour résoudre ce problème, faut il attendre des USA de résoudre ce problème ?

Il faut le résoudre soi même, faire les audits et la contribution au bien commun de façon volontaire.

Nous, la commission Européenne, parfois, nous ne faisons que suivre la mode des idées portée par les gens qui font la commission. Il faut des développeurs qui aillent parler à leurs députés et politiciens.

Les gens, collectivement, examinent ce qui se passe.
Nous avons besoin de discuter et partager l’information.

Il n’y a pas encore cette culture de publier les sources des logiciels utilisés dans l’administration.
Si cette culture était dominante dans les ministères, il y aurait probablement des avancées rapides.
Des choses sont faites avec Etalab mais il faut aller plus loin.

Nous avons des dépendances en cascade, qui sont modifiées plusieurs fois par mois.
Github nous a personnellement fait disparaître nos dépôts sans prévenir.
Nos DevOps ont délocalisé une partie de notre chaîne de production et on réduit notre dépendance.
Le software héritage est un musée dont nous avons besoin d’un point de vue stratégique.
Souhaitez vous avoir vos dépendances qui survivent à des disparitions dans d’autres pays ? Quelle est notre capacité de résilience?
Tout est tellement lié de façon pratique que l’on ne pense pas à cette chaîne de dépendance. Alors qu l’on devrait.
Pour OpenFoodFacts on s’assure que les données soient résilientes à la panne, à la maladresse, aux défauts dans les liens.
On fait du bug bounty, avec suffisament d’yeux n’importe quel problème devient trivial à débusquer. Il faut s’assurer que les yeux soient dirigés vers ce que l’on produit.

Nous devons considérer sérieusement les cycles de vie, savoir quand tuer des parties du code, supprimer des choses. On doit penser au long terme, réduire le bus factor, coordiner les échecs, des choses malheureuses peuvent se produire. Le covid l’a mis grandement en évidence.

Nous pouvons investir du temps pour réaliser la maintenance d’un projet. Dédier du temps aux employés qui utilisent les briques critiques pour remonter de la valeur ajoutée.

On travaille avec de l’argent public, ce qui nous demande du temps de papiers administratif, faire des présentation, dire qu’on fait des trucs, présenter, faire des démonstrations, détailler nos choix. Il y a un problème de confiance en les personnes à qui l’on donne un gros paquet d’argent, il faut faire en sorte que cet argent soit d’avantage employé à la réalisation des biens communs critiques, car cela permettra d’avantage de pérennité.

Un levier stratégique pour la souveraineté numérique européenne

Le sujet pris en compte depuis un bout de temps, mais peu de choses restent actées.

Le covid a précipité la prise de conscience de l’intérêt d’avoir une indépendance concernant les logiciels utilisés.
La loi lemaire de 2016
Interopérabilité, souveraineté numérique.
Chemin au long cours, parfois impossible.
Aspect interface difficile en défaveur des outils libres.
Sécuriser les briques critiques, authentification, assistant vocal, hadoop 3.

On donne plus qu’on ne fait d’audit de sécurité.
On a une responsabilité collective vis à vis de la mainenance de ces briques, de notre impact sur l’environnement, du cycle de vie des logiciels libres, de leur financement.
Open source programme office, aborder tous les sujets du logiciel libre.
à la DINUM, il existe le pôle logiciel libre.

Plan d’action commun numérique, montée des ministères de l’éducation nationale et enseignement supérieur de la recherche.
baromètre open access.
L’éthique de la recherche est proche de celle du logiciel libre.
Attractivité de l’administration à travailler, 6 étudiants travaillent à contribuer à des LL.

Collaborations entre pays et l’europe sont initiées.
code.europa.eu pour les projets de la commission

Phenix, suite logicielle.
Connaître et faire connaître le LL, on avance dessus.
Travailler en réseau entre éditeurs logiciels, pour suivre des standards, s’entraider, faire de la communication et du marketing, ce qui peut être vu comme un gros mot mais n’en est pas. Si on fait un LL mais que personne ne s’en sert c’est dommage.

Aujourd’hui l’administration ne sait pas ce qu’elle achète en matière de logiciels.
Le cloud c’est de la télématique. Y’a t il assez de reversement au pot commun par les personnes qui s’en servent?
Des choses ont été débutés autour d’openstack.

On s’en sortia jamais si le logiciel libre n’est réputé que pour des raisons éthiques, ou utilisé uniquement par des passionés. Il faut que les gens apprennent dès le début à se servir de ces outils, dès la jeunesse.
Aujourdh’ui on est à revers avec le sujet du cloud de confinace, on pourrait en parler avec les gens de Red Hat.
le CNLL travaille sur une charte éthique.
To be suivre.

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Visite de la centrale électronucléaire de Nogent sur Seine

Visite du Novembre 04 2022

Mû par la soif de connaissances et pour se faire une meilleure idée du fonctionnement des centrales nucléaires du pays, et encouragé à le faire par des proches ainsi que des kamaradz des voix du nucléaire je m’inscris à une visite publique d’un réacteur à eau pressurisée le plus chaud de ma région (boah 350°C quoi), celui de Nogent sur seine, et vla ti pas que c’est parti pour se donner rendez-vous un mois après.

 

Lien vers le lieu sur OpenStreetMap

 

13:30 Y’a une floppée de bornes de recharge pour voitures elec dans l’énorme parking, mon chargemap ne fonctionne pas, nom de zeus! Heureusement que j’ai quelques piles dans la poche pour alimenter ma titine elec sur le trajet de retour.

J’arrive un brin en avance, suffisamment pour lire et appuyer sur plein de trucs dans la salle d’exposition (en toute amitié, et avec les gestes barricade).

Visite de la salle d’exposition avec ses maquettes de centrales, armatures de combustible, conteneurs de confinement des différents types de déchets, pales de turbine, assemblage de combustible, fascicules sur divers aspects de sûreté et de sécurité, d’engagements écologiques. Des jeux proposent de pédaler ou faire tourner une manivelle pour voir ce qu’on peut alimenter avec plus ou moins de watts par la force humaine. On trouve aussi de la documentation sur plusieurs écrans qui parlent d’accidents majeurs ou non, de l’échelle INES, des enseignements tirés du passé, des améliorations continues apportées.

Des gens arrivent au fur et a mesure pour la visite en groupe et sont curieux de découvrir la salle d’expo, discutent tranquillement.

Conférence

Petite conférence question réponses par notre guide Amandine, qui présente EDF et ses moyens de production électrique, de l’extraction au recyclage, le fonctionnement animé d’une centrale et de ses trois principales parties: le bâtiment réacteur, le bâtiment machine où la vapeur est convertie en électricité, et la tour aéroréfrigérante en option. Le site de Nogent produit jusqu’à 1350 MW, emploie 2000 personnes, dont 900 sont constamment sur place par roulement.

Nous sommes 13 visiteurs et visiteuses, dont près d’un tiers de femmes et une proportion assez égale entre vingtenaires et seniors. Certains sont venus entre potes par simple curiosité, d’autres sont nostalgiques de visites de leur enfance et souhaitent se rafraîchir la mémoire, pour certains je ne sais pas, mais on dirait bien que personne n’est du métier, et que tout le monde a envie d’apprendre des trucs.

Des questions sont échangées à propos de provenance des matériaux, du nombre de sites de production, des gaines des assemblages. Il nous est dit à plusieurs reprises que la centrale dispose de trois circuits d’eau qui ne sont jamais en contact, les seuls échanges sont thermiques. Tout le parc français repose sur cette technologie d’eau ordinaire sous pression avec des sites au fonctionnement similaire, les REP (ou EPR).

Préparation vestimentaire et réglementaire

On se change pour aller faire la visite, nos effets personnels restent dans la salle de conférence. On met des chaussures de sécurité, une charlotte, un casque de chantier. Nos téléphones et autres effets personnels ne doivent pas venir dans le site, c’est pourquoi je n’aurai ici que des images de vue de l’extérieur et des illustrations tirées du livre de Rolan Irolla sur la centrale de Nogent sur seine.

On va à l’accueil pour échanger notre carte d’identité contre une photocopie de celle-ci, un code personnel pour le portique d’entrée sur l’espace interne du CNPE, et un badge visiteur. Après avoir passé un portique avec dépôt des affaires dans un bac scanné par des vigiles, on se fait contrôler les mains pour détecter la présence d’explosifs potentiels. Quelle chance, aucun de nous n’est sujet à un renvoi. Les employés se font contrôler régulièrement et les visiteurs à chaque fois, mais tout le monde passe dans les portiques avec examen des effets personnels.

On passe un portique à tourniquet et on peut démarrer la visite avec les écouteurs anti bruit, reliés au micro de notre guide. Nous voilà partis à l’extérieur de cette petite ville dans la ville qui a une surface de 76 hectares qui ne sont pas totalement occupés par des constructions, il y a donc de quoi faire si on souhaite rajouter des installations.

Nous voilà au delà des barbelés

On longe les tours aéroréfrigérantes au profil hyperbolique de 160 mètres de haut sur 140 de diamètre au sol, les panaches de gouttes d’eau tourbillonnent au dessus et rejoignent les quelques nuages dans ce ciel autonmal. Le panache d’une tour fait bouger des ombres sur le profil de sa voisine. Notre guide nous détaille les équipes qui travaillent sur le site, la durée des travaux de maintenance, le rôle de l’ASN, l’autorité de sûreté du nucléaire, qu’on appelle aussi le garde fou ou le gendarme du nucléaire. J’apprends que la fameuse visite décennale dure 4 mois, c’est un long examen minutieux qui se produit tous les dix ans en plus des visites habituelles et aléatoires de l’ASN. 5000 prélèvements de contrôles sont réalisés chaque année pour vérifier l’innocuité de l’activité de la centrale sur l’environnement.

On passe un portail où l’on doit présenter notre badge et notre code personnel pour aller dans le bâtiment machine numéro 2. De tous les bâtiments, on peut entendre davantage celui de la turbine. Les aéroréfrigérants font un léger bruit de projection d’eau sur une surface plane qui fait pchhhhh. Les transformateurs font le bruit caractéristique du courant à 50 Hertz que l’on peut entendre dans tous les petits transformateurs de quartier, ou quand on allume son micro ondes à la maison. Le bâtiment réacteur ne semble pas faire de bruit avec sa double couche de plusieurs mètres de béton armé, mais comme on a pas le droit de l’approcher je n’ai pas pu le vérifier. Après tout, c’est là bas que se génère la vapeur dans des « bouilloires géantes ».

Salle des machines

Nous voilà à l’intérieur d’un énorme lieu d’une vingtaine de mètres de hauteur sous plafond, avec plusieurs étages de grilles, de tuyaux et de machines, dont le fameux alternateur qui permet à la centrale de Nogent à elle seule d’alimenter en électricité la moitié de toute la région Grand Est. Peu de personnes sont habituellement dans ce bâtiment, on en croise cependant régulièrement qui s’activent sur le chemin piéton et en camion à déplacer des cuves.

On monte dans l’ascenseur pour aller à 15 mètres au dessus du sol. On ne parle pas d’étages, comme on le fait dans le milieu marin. On nous prévient qu’il va faire plus chaud et que les personnes ayant le vertige peuvent compter sur nos deux guides si besoin pour les faire revenir sur le plancher des vaches.

Petite photo devant la tête de turbine haute pression, nommée Bernadette et Marguerite. Chaque partie a ses codes couleurs et ses panneaux de contrôle, ses vannes d’arrêt d’urgence, ses affichages divers, ses gros boutons en couleur.

Notre guide teste notre sens de l’orientation pour voir si on parvient à retrouver où se trouve le bâtiment réacteur pour que l’on comprenne bien l’action de chaque partie des circuits.

On peut voir les 4 gros tuyaux qui sortent du mur côté bâtiment réacteur, ceux ci amènent la vapeur depuis les 4 générateurs de vapeurs cachés de l’autre côté, au dessus du cœur dans la cuve. À côté on peut voir 6 tuyaux d’un diamètre plus modeste qui vont aussi dans le mur, ceux ci comportent l’eau froide de retour pour aller se faire changer en vapeur au contact de l’échangeur thermique entre le premier et le deuxième circuit d’eau, sans que l’eau ne se touche, bravo vous avez suivi!

Ils contiennent la vapeur d’eau qui alimentent la turbine, ils vont passer dans la partie haute pression de la turbine avec ses multiples couches d’ailettes en métal profilées comme un sablier couché. La partie turbine est constituée de plusieurs parties en ligne droite horizontale, reliées sur un seul arbre, avec l’alternateur qui utilise tout le mouvement produit par la vapeur pour faire l’électricité.

Après son passage en turbine, la vapeur va gagner en humidité, se faire conduire sur les côtés, puis se faire déshumidifier grâce aux surpresseurs déshumidificateurs, puis aller dans la partie moyenne pression, puis basse pression afin de tirer le maximum de force de la vapeur, avant qu’elle ne retourne dans le condensateur à l’étage 0, et qu’elle soit réinjectée dans la partie réacteur, se faire transformer en vapeur. On passe tranquilou sous les tuyaux de vapeur déshumidifiée pour voir l’intégralité de la section turbine. Les tuyaux sont légèrement chaud, mais étonnamment beaucoup moins chauds que ce à quoi je m’attendais.

Sous nos pas on peut sentir le sol vibrer de la rotation des turbines et de l’alternateur qui produit 48 000 Ampères à 20 000 Volts, soit une puissance totale maximum produite par les deux salles des machines de 1.3 GigaWatt. Ça envoie du poney dans la la machine qui est juste là, à un mètre de nous. C’est vraiment ouf qu’une boite de quelques mètres de large contenant un alternateur gros comme une camionnette permette de sortir autant de jus, et qu’on ne soit pas foudroyé sur place, nous autres petits blobs aqueux humains, bien moins conducteurs que les câbles qui sont reliés au bouzin.

Notre guide nous demande de deviner par où sort le courant de la turbine, la réponse est sous nos pieds, dans trois gros tuyaux bleus de 1 mètre de diamètre qui partent au côté ouest de la salle pour alimenter le réseau. On poursuit le tour de la turbine pour voir l’énorme bras de chantier jaune au plafond, nécessaire au déplacement et à la maintenance de n’importe quelle partie du bâtiment.

Retour en bas par l’ascenseur à zéro mètres, on fait le tour de l’installation et on peut toucher d’un côté les tuyaux légèrement chauds qui viennent condenser la vapeur. C’est bien moins chaud qu’une tasse de café. De l’autre côté, le côté froid on voit les tuyaux d’eau qui sont ensuite emmenés au bâtiment réacteur. On peut aussi voir d’énormes pompes qui tournent à près de 900km/h pour amener jusqu’à 23 mètres cube par seconde d’eau froide de la seine et de la nappe phréatique dans l’échangeur, pour que se condense la vapeur dans le condensateur et que se boucle la boucle du circuit secondaire. On sort du bâtiment machine. Dehors on voit le transformateur qui reçoit les énormes câbles coaxiaux d’un côté et sort quelques très petits fils électriques à haute tension en comparaison. Un visiteur demande quelle partie de l’électricité produite dans les 1350MW est utilisée pour auto alimenter la centrale, la réponse est aux alentours de 50MW.

On parle retour d’expérience et amélioration continue, et l’on peut voir le groupe diesel de dernier secours. On voit aussi le rôle de la FARN, la faction d’action rapide du nucléaire.

Il existe une salle des machines de démonstration, mais on ne peut pas y avoir accès aujourd’hui car c’est réservé en priorité aux formations pour les futurs pilotes. On sort de l’espace des machines par un portail, et on revient en marchant sur le chemin longeant les deux tours aéroréfrigérantes.

 

Chouette visite, accueil au top, des réponses bien vulgarisées, de la transparence, de quoi aller approfondir les sujets avec des ressources en ligne, de l’accessibilité motrice à tous les niveaux (pas seulement du braille, mais aussi de l’audio dans les toilettes).

Vraiment cool et toujours dispo pour répondre aux questions sans avoir peur de dire quand on ne sait pas un truc. Les visiteurs et visiteuses posaient d’autres questions après la fin de la visite, certains m’ont dit qu’ils étaient impressionnés de voir la propreté du site industriel alors qu’il a une surface énorme. Il paraît que cela correspond à une norme d’exemplarité des installations industrielles, ça permet d’identifier rapidement si des choses ne devraient pas être là, toutes sortes d’anomalies, et ça facilite les interventions habituelles. On sent que le boulot est de qualité, le balisage bien fait, les gens sur place détendus et réactifs quand on demande un truc. Je recommande carrément de visiter, vous pouvez le faire seul ou a plusieurs, il suffit d’avoir plus de 12 ans, (ils proposent des ateliers aussi pour les enfants dans la salle d’expo en dehors de la partie cloturée) et vous ne gagnerez pas un seul milisiviert, contrairement à ce qui se produit quand vous ingérez une banane, que vous mangez du poisson, ou quand vous êtes exposés à de la clope.

Les inscriptions sont ouvertes toute l’année, profitez en!

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graphe org roam

Choix d’outil pour la gestion de projets

j’avais causé d’un outil nommé GTG, Getting Things Gnome qui s’inspire de la méthodologie « getting things done » pour ne pas oublier ses choses à faire dans un cadre d’utilisation uniquement pour vous (mono utilisateur). Vous pourrez le tester en l’installant avec le gestionnaire de logiciels Flatpak (plus d’infos ci après).

Si vous souhaitez gérer des tâches à plusieurs pour votre asso ou votre boite il faudra s’orienter vers autre chose, comme le Deck de Nextcloud par exemple, qui est un tableau de tickets kanban.

C’est un sujet que je trouve super intéressant tant on peut voir des différences au niveau de chaque personne, et découvrir qu’il existe tout un tas de recherche scientifique (et pseudo scientifique) sur « comment bien gérer ses priorités dans la life ». Pouvoir s’organiser a tellement d’impacts dans la vie courante que ça me parait essentiel de questionner ses habitudes à ce sujet.

Pour savoir ce qui convient le mieux à votre utilisation il faut définir des critères au système de gestion de tâches que vous voulez utiliser.
Utilisateurs:

serez-vous amené à utiliser votre système tout seul ou a plusieurs?
Captation:

comment noter les choses que vous devez faire ou les idées que vous avez sans être forcément devant un ordinateur?
Continuité:

pouvez vous ne rien rater des choses que vous souhaitez faire à une date précise? Si vous avez raté une échéance, en serez vous avertis ?
Pérennité:

est ce que votre système est assez fiable pour résister à la perte d’un seul objet ? si vous utilisez un carnet de notes papier ou des post it, ou un ordinateur portable et qu’il lui arrive malheur, avez vous tout perdu ?
Tri des informations:

pouvez vous savoir en un claquement de doigt quelles sont les choses que vous devez faire en priorité, aujourd’hui, dans un contexte donné (étiquettes, tag) ?
Hiérarchie:

pouvez vous définir des ensembles de sous tâches et définir ce qui est bloquant dans ce que vous voulez faire?
Recherche:

pouvez vous lister des tâches selon des critères multiples?
Idéation:

peut on distinguer les pistes de réflexion qui ne sont pas des tâches, des trucs à faire qui sont… à faire?
Avancement:

pouvez vous savoir ce que vous avez déjà accompli, à quel rythme, extraire des rapports d’activité et ce qui reste à faire?

Pour avoir testé un paquet de solutions d’applications de productivité j’en suis venu à utiliser différents outils pour les besoins pro (qui ne concernent que des projets liés à du code avec d’autres gens) et perso qui peuvent concerner des choses aussi variées que « il faudrait que je rachète des croquettes pour le chien » à « trouver un cadeau d’anniv pour machin » ou « réserver un hôtel dans tel endroit pour les vacances d’hiver ».

Pour capter les idées je les note dans un fichier texte sur mon tel, synchronisé avec Nextcloud, puis ensuite sur ordi (synchronisé avec Nextcloud aussi) je les marque, complète, range, trie, et marque comme fait, tous les jours ou presque.

J’ai utilisé le Deck de nextcloud pendant un temps, mais je le trouvais pas assez réactif, compliqué à gérer dès qu’on a beaucoup de tâches (plus de 50) et fastidieux pour rajouter des tags. Le logiciel GTG (gettting things gnome) fait super bien le boulot, mais l’installation avec flatpak en fait une solution pas évidente à mettre en place, c’est dommage parce que c’est un très chouette logiciel libre qui m’a permis de noter 380 tâches et de les réduire à moins de 80 au fil de l’eau en une année.

Enfin, j’ai exporté mes tâches de GTG vers un fichier texte qui utilise le formalisme pour Emacs, le format Orgmode, qui avec quelques raccourcis clavier me permet de répondre à tous mes critères. ça fait vraiment des trucs super pratiques avec de simples fichiers texte, sauf que pour prendre en main Emacs il faut s’accrocher et apprendre trouzemille concepts. Emacs c’est comme un instrument de musique super difficile à utiliser qui demande beaucoup de coordination. Donc quand j’ai une idée je la note dans un fichier texte de nextcloud sur mon tel, et c’est ajouté à mes fichiers .org qui sont ensuite utilisés par orgmode une fois devant un ordi. ça reste lisible et modifiable en dehors d’emacs, et vraiment fiable.

ça remplit donc mes critères pour les tâches personnelles, et reste donc utilisable dans n’importe quel éditeur de texte, mais ce n’est vraiment pas adapté au grand public. C’est pour ça qu’au final je conseille de se mettre à plusieurs sur un nextcloud et d’utiliser les cartes du deck, que l’on peut aussi gérer sur son smartphone avec l’appli Nextcloud Deck.

Enfin, si vous voulez tester GTG et que la ligne de commande ne vous fait pas peur et que vous êtes sur un système libre tel qu’ubuntu ou debian et autres dans le genre, vous pouvez ouvrir un terminal (crtl + shift + T) vous accrocher à votre slip devant la SIMPLICITEY d’installation que voilà (>___>) et éxécuter chacune de ces lignes une par une en les copiant collant:

sudo su # puis entrer votre mot de passe pour passer en mode administrateur
apt install flatpak
apt install gnome-software-plugin-flatpak
flatpak remote-add –if-not-exists flathub https://flathub.org/repo/flathub.flatpakrepo
flatpak install org.gnome.GTG
flatpak run org.gnome.GTG

voilà, une fois que vous avez installé GTG vous n’aurez plus qu’a faire la commande flatpak run org.gnome.GTG pour lancer le logiciel.

Quelques liens sur tout ça: https://wiki.gnome.org/Apps/GTG documentation GTG https://couchet.org/blog/index.php?post/2010/02/06/GTD-et-ZTD-l-efficacite-sans-le-stress zen to done, l’efficacité sans le stress, inspiré de GTG par madix https://apps.nextcloud.com/apps/deck infos sur le deck nextcloud https://valise.chapril.org essayez nextcloud en vous créant un compte avec 1 Giga de place sur le Chapril http://fr.wikipedia.org/wiki/Getting_Things_Done la définition de la méthode GTD https://orgmode.org/fr/ présentation d’orgmode pour emacs en français

On pourra bien sûr voir tout ça (et tout le reste :D) un de ces jours à liness. Bien que ce weekend je n’y sois pas.

Je suis curieux de savoir ce que vous utilisez pour vous organiser et si vous avez des critères différents pour considérer qu’un système de gestion de tâches est bon pour vous, et comment l’améliorer, sans aller à l’obsession théorique comme c’est le cas pour moi 🙂

Bonne journaille!

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burned firewood

Comment améliorer son empreinte carbone concernant nos utilisations du numérique?

Hello, ce sujet est apparu durant le camp chatons donc hop o/

En effet il faut s’intéresser à tout ce qui caractérise l’inaction climatique et prendre les mesures des actions pour vraiment rendre compte de ce qui est efficace et ce qui est contre productif.
Se concentrer sur les petites actions individuelles est une diversion classique pour éviter de parler des dominations systémiques. Sans parler de la culture du spectacle qui incite les médias à inviter des personnes totalement incompétentes et non reconnues par les personnes de leur domaine de compétence, voire de réels charlatans, mais aux propos qui font réagir, ou qui parlent aux peurs du grand public qui n’a jamais été formé aux bases du sujet.

Les communications venant de personnes de pouvoir qui blâment les gens qui ne suppriment pas leurs e-mails et ne coupent pas le wifi quand ils partent en avion en week-end en sont symptomatiques (ou qui prennent leur jet privé cinq fois par jour, comme le fameux avion de Bernard Arnault suivi par informations publiques).

C’est le problème de beaucoup de choses autour de l’écologie, sans mesure ni méthode rigoureuse on fait les choses au doigt mouillé et on peut très vite se retrouver à se tirer une balle dans le pied.

Vouloir faire de la récup et du nomadisme à vélo, oui ça va à priori dans le bon sens. Remplacer de l’électricité décarbonée par des groupes électrogènes au pétrole pour faire fonctionner son micro serveur, est cependant une perte nette pour l’espérance de vie de tout le monde.

Le mot de sobriété évoqué ressemble souvent à une formule magique qui ressemble fort à « on verra bien plus tard comment faire, tkt il suffit d’être sobre », ce qui est particulièrement alarmant quand il est question de préparation à de la gestion de pénurie.

L’Allemagne par exemple savait depuis très longtemps qu’elle était dépendante du gaz Russe, et que l’extraction de charbon pour faire de l’électricité est hautement producteur de GES, mais refuse de remplacer l’intégralité de ses centrales hautement carbonées par ses centrales nucléaire parfaitement rénovées et opérationnelles, qui sont ultra bas carbone. Il faut choisir entre électoralisme et consensus scientifique sur les priorités climatiques.
Pour vous faire une idée des intensités carbone des moyens de production dans de nombreux pays il existe [ElectricityMap](https://app.electricitymaps.com/zone/FR), et éco2mix qui publie en temps réel et permet de voir dans le passé (et qui cite ses sources).

Les études réunies par le GIEC (organisme de l’ONU) ont publié toute l’importance de stopper très rapidement les émissions de gaz à effet de serre, et d’attaquer très sérieusement la dépendance à l’utilisation de ressources fossiles.
Si on rajoute du renouvelable par dessus le charbon et le gaz sans les arrêter, on est certain d’aller dans le mur et qu’il y aura rapidement des famines.

Il faut clairement débuter des chantiers de décarbonation qui passeront nécessairement par une électrification massive des usages et une adaptation du fonctionnement du monde pour ne pas juste remplacer tout ce qu’on a aujourd’hui par « pareil, mais en électrique ».
Ce n’est pas un détail, l’électrification fait généralement l’économie de 4/5e d’énergie primaire nécessaire à n’importe quelle action réalisée avec des sources primaires d’énergie fossile.

Le rapport de RTE publié fin 2021 proposait 6 scénarios de futurs électriques avec des mix électriques différents qui ne se feront pas d’un claquement de doigt et demandent de l’anticipation. Et toutes ces options ont différents points de difficulté parfaitement identifiés.

Certaines options présentent clairement davantage de difficultés de réalisation, de dépendance à certains pays, et tout ce qui présente d’avantage d’intermittence va demander jusqu’à 100 fois plus de métaux, et plus d’installation de trucs chaque année d’ici 2050 qu’il n’en a été installé au cours des 10 dernières années (coucou le photovoltaïque), mais ce n’est pas pour autant qu’il faut appliquer la même solution partout.
Il faut savoir ce genre de choses pour faire des décisions éclairées (lol).

Avez vous une idée de ce que vos activités demandent en énergie fossile, quelle est votre empreinte carbone, combien de kWh par an votre logement mange ? Savez vous en quelle proportion les choses que vous faites par nécessité ont un impact d’effet de serre? Qu’est-ce que l’équivalent CO2, l’énergie primaire, qu’est-ce qu’une analyse de cycle de vie, le forçage radiatif, le cycle du combustible, la surgénération, la demi vie, le cycle de l’eau, le report modal, l’architecture des réseaux, la durée de vie d’un bâtiment, l’extractivisme, la densité énergétique ?
Le fonctionnement du monde n’est pas simple, comprendre l’énergie ne se fait pas non plus d’un claquement de doigt, et je suis loin de connaître tout ce que j’aimerais connaître dessus.

Petite info sur l’intensité électrique dans le monde en passant, là où le pétrole et le charbon diffusent dans l’air dans autour de 1200 grammes de CO2 pour faire un seul kWh, le gaz fossile en diffuse 400, le photovoltaïque en émet 60, l’éolien 40, l’hydraulique 6, et la dernière ACV d’EDF indique 3.7 grammes pour sa production électronucléaire. Les ordres de grandeurs sont spectaculairement différents.
On peut aussi s’amuser à comparer l’empreinte au sol (qui joue sur la déforestation), le besoin en matériaux tout au long de la vie, ou encore le nombre de morts engendrés par kWh (accident dans les mines, pollutions des ressources, maladies dues à l’air souillé, etc).

Un foyer Français mange environ 20kWh d’elec chaque jour, je vous laisse faire les calcul.
Si vous voulez tout savoir sur la cinquantaine de centrales qui sont actuellement démantelées dans le monde (j’ai aussi des fiches de cours là dessus), leur fonctionnement, les options de gestion des déchets et tout ce qui fait que c’est une énergie bien plus sûre que les autres, et tous les avantages du stockage géologique dans le granite et l’argilite vous pourrez trouver plein d’infos sur [le site des voix du nucléaire](https://www.voix-du-nucleaire.org/), et le blog du vulgarisateur Tristan Kamin « [dose équivalent banane, le nucléaire ce n’est ni secret ni compliqué](https://doseequivalentbanana.home.blog/) ». Si vous êtes plus branchés vidéo il existe le documentaire « [une énergie qui dérange](https://peertube.cipherbliss.com/w/ikUQfw5DVSyUroKYKBexr7) ». Le titre est putaclic mais le contenu est excellent, avec des intervenantes et intervenants compétents.
Vulgariser est essentiel pour réfléchir sans uniquement agir en fonction de ce qui fait peur, et permet de poser des points de comparaison très utiles à la compréhension d’un sujet aussi essentiel.

Pour revenir a nos moutons, il existe un [rapport de Carbone4 sur le sujet de « faire sa part »](https://www.carbone4.com/wp-content/uploads/2019/06/Publication-Carbone-4-Faire-sa-part-pouvoir-responsabilite-climat.pdf) qui détaille qu’en estimant que 80% des gens font des gestes utiles à la diminution de leur bilan carbone, on peut obtenir des réductions qui sont importantes, mais pas suffisante pour atteindre notre objectif de 2 tonnes d’équivalent CO2 par personne par an en 2050.
En imaginant que chaque Français fasse des actions héroïques de réduction individuelle avec et sans investissements, il resterait malgré tout 80% du boulot à accomplir sur tout ce qui concerne l’organisation globale de la société: contraintes sur les industries, rénovation des bâtiments publics et privés, modification des infrastructures pour faire du report modal, répartition des logements innocupés, télétravail, process d’agriculture, réduire grandement l’offre de viande.
Il faut réellement aller contrer les jeux de pouvoir collectivement si on veut espérer atteindre les objectifs de survie humaine sans trop de dégradations, car une chose est certaine, si on ne s’en occupe pas ça va nous tomber sur le nez d’autant plus violemment et dans des conditions bien plus violentes que si on fait en sorte d’adresser des réponses collectives et de s’instruire sérieusement sur tous ces sujets avant d’agir.
Si vous aimez la lecture dans des termes super abordables, il existe le PTEF, le plan de transformation de l’économie française.

Faire une fresque du climat est un bon moyen d’approfondir ses connaissances par exemple, mais c’est pas facile à faire.

Vous pouvez en attendant faire une estimation de votre bilan carbone individuel avec ce site qui utilise les infos de l’ADEME: https://nosgestesclimat.fr dont les sources sont ouvertes sur github https://github.com/datagir/nosgestesclimat (lol)
Notez la part fixe du secteur publique à 1 tonne de CO2 pour chaque français.

Quelques liens, c’est la fête des sources comme chez Manon:

 

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Être contributrice de 5 ans et le rester

La première règle quand on est parent c’est de le dire à tout le monde. Je vais donc vous raconter comment j’encourage ma fille de 5 ans à utiliser un environnement riche en outils libres et à devenir actrice de sa propre vie. Encourager sa fille de 5 ans à faire du chiffrement, faire des activités que l’on réserve habituellement aux garçons, l’encourager à prendre la parole et nous faire comprendre ce qu’elle ressent, ce qu’elle souhaite faire. Essayer le bépo, écrire son propre nom sur des claviers différents, dessiner sur Krita, savoir ouvrir une session utilisateur sur raspberry pi. Cette conférence présente un rapide historique de la mixité sociale dans les personnes qui ont fait les métiers de sciences et technologies de l’information, depuis la fiche B d’Ada Lovelace décrivant la première boucle logique d’un programme informatique aux collectifs Women Who code ou Duchess France en passant par les femmes qui calculaient les trajectoires de fusées pendant la seconde guerre mondiale.

Pour tout le monde, contribuer aux logiciels libre signifie obligatoirement avoir une longue formation et un intérêt dans les aspects les plus obscurs et jargonnés de l’ingénierie. Notamment porter une capuche devant son ordinateur. Or, rien n’est plus faux. On observe une représentation très minoritaire dans les milieux du libre et de la tech moderne en Europe: 15% de femmes, qu’on ne retrouve pas dans d’autres régions du monde où c’est plutôt 40 ou 50%. Ce sont des lieux où l’émancipation des femmes est culturellement bien plus établie que par chez nous où l’on peine à faire reconnaître la place de la domination patriarcale dont on a beaucoup conscience dans les milieux LGBT+ mais pas du tout par ailleurs, ou presque.

Dans les études sociologiques citées par Isabelle Dufour, on constate que la place des pères des femmes qui se dirigent vers les métiers STEM est cruciale. Quand on est papa, il faut donc savoir encourager sa fille, même si elle veut faire tel ou tel truc qui n’est pas à la mode selon les personnes dominant l’espace. Pour sortir des ronces de ce manque d’inclusivité on peut faire beaucoup de choses, ça demande d’abord de reconnaitre le problème, de comprendre les enjeux et de prendre le temps d’agir pour apprendre quel rôle on peut jouer dans la solution, et tout faire pour ne plus faire partie du problème. Par chez nous, dans les pays prétendument développés du Nord de la planète on constate ceci:

Les activités de soin et de reproduction sont généralement réservées aux femmes, à qui on apprend dès le plus jeune âge à être des personnes dociles, silencieuses et en retrait.

À l’opposé, les activités prescriptives de mise en oeuvre, de manipulation d’objets, de déplacement, de prise de décision pour les autres sont généralement réservées aux hommes.

On peut s’inspirer de milieux où l’inclusivité et la variété des personnes est un acquis et un enjeu central, aller à leur rencontre, sortir de l’entre soi et apporter son soutien sans prendre toute la place. Ne pas avoir peur de faire des kilomètres pour cela.

1.1. Comment vivent les projets libres

En premier lieu il faut savoir que les projets libres existent et sont portés par le seul croisement des personnes qui ont identifié un problème et sont en mesure d’y apporter un remède, et que bien souvent ce sont des projets portés par une seule personne. Il est impossible d’acquérir tous les savoir faire et toutes les connaissances du monde soi même. Il faut donc comprendre qu’on ne peut pas exiger d’une seule personne de répondre aux problématiques de tout le monde, tant le monde est varié et a des besoins différents. Cependant si on porte un projet libre mais qu’on ne prend pas le temps d’y inclure d’autres personnes c’est très probablement de notre seul fait.
1.2. S’inspirer des meilleures et de l’existant en général

Trouvez des références portées par des personnes LGBT et des minorités, voir Les Culotées, Le guide des petites filles qui ne veulent pas finir princesse, le guide débutantes d’Exodus Privacy. Vous pouvez enquêter sur ce qui se fait de mieux et de plus en accord avec les valeur du projet que vous souhaitez rejoindre.
1.3. Aspect extérieur de notre projet libre

Facilitez la vie des personnes extérieures à la fondation d’un projet libre, demandez vous « qu’est-ce que vont voir en premier les gens qui découvrent tout ça ». En premier il faut savoir comment s’adresser à des humains et où trouver des supports de communication pour comprendre de façon plus ou moins détaillée. Identifier rapidement les choses que l’on peut faire, le temps que cela prend, quelles compétences sont requises et quel niveau de difficulté cela représente.

Mettez davantage en avant les tâches que les gens non ingénieurs peuvent réaliser et dont tout projet libre qui souhaite être pérenne a besoin:
1.3.1. fabrication de canaux de communication
1.3.2. débats d’idées
1.3.3. essais du projet en pratique avec le public visé et prise de notes
1.3.4. traduction, lien avec des porteurs de cultures locale
1.3.5. correction orthographique, grammaticale
1.3.6. contrôle de qualité
1.3.7. recherches d’information
1.3.8. documentation, nettoyage de wiki, bibliographie
1.3.9. rédaction de compte rendus
1.3.10. organisation d’évènements
1.3.11. divertissement
1.3.12. fourniture de matériel, de lieux
1.3.13. logistique
1.3.14. médiation entre les gens
1.3.15. modération
1.3.16. prise en charge psychologique
1.3.17. mise en relation de personnes, de moyens
1.3.18. captation sonore et vidéo
1.3.19. illustration
1.3.20. design d’interface
1.3.21. charte graphique
1.3.22. hiérarchie de l’information
1.3.23. tâches administratives
1.3.24. comptabilité
1.3.25. travail juridique
1.3.26. recrutement
1.3.27. gestion de projet
1.3.28. formation
1.3.29. vulgarisation
1.3.30. administration système
1.3.31. fournitures de services éthiques
1.3.32. cyber sécurité
1.3.33. gestion des accès
1.3.34. référencement
1.3.35. révision de code
1.3.36. jardinage
1.3.37. cuisine
1.3.38. ménage
1.3.39. animation
1.3.40. réparation d’objets
1.3.41. libération de terminaux
1.3.42. expertise accessibilité
1.3.43. garde d’enfants
1.4. Variété de l’aide à proposer

On voit donc qu’il est possible de faire des tas de choses auquelles on aurait pas pensé pour aider un projet, le tout est de réfléchir à comment aider les personnes qui font ce projet. Tout en pensant à prendre du temps pour soi. Il sera bien mieux pour la cause que vous défendez que vous puissiez la défendre correctement et longuement, plutôt que d’apporter un soutien une fois et d’être totalement dégouté à vie. Ou a ce que votre espérance de vie réduise grandement du fait du manque de gestion de votre bien être. Des tas de choses sont possibles à réaliser, gardez en tête qu’il ne serait pas bon qu’il n’y ait que vous qui les fassiez toutes.
1.5. Intégrité avec les valeurs que l’on porte

Utiliser des outils libres et des ressources creative commons, au lieu de tout faire dans des plateformes privatrices hébergées aux USA, uniquement avec des personnes bilingues qui sont très similaires à vous. Pensez à rechercher une variété dans l’âge, l’origine ethnique, le genre, les lieux de vie, les classes sociales, les pratiques. Il est impossible d’avoir parfaitement de tout, mais il est certain que pour gagner en diversité et en inclusivité il faut y aller volontairement et l’indiquer comme un objectif.
1.6. En tant que personne qui porte un projet

Avoir quelques bases en psychologie pour communiquer avec les autres. Examiner les propositions d’ajout Accepter que d’autres personnes puissent être critique sur ce que l’on souhaite apporter, distinguer des reproches à notre personne par rapport aux critiques constructives au travail que l’on réalise. savoir prendre du recul et accepter le renoncement, apprendre à être plus flexible dans la mise en oeuvre, apprendre à déléguer. Reconnaître la valeur du temps des autres.
1.7. Soutenir moralement

Identifier et corriger les impolitesses, les paroles coupées, les voix absentes. Reconnaître la qualité des choses réalisées, ne pas se concentrer uniquement sur ce qui ne va pas. Prendre soin des gens, prendre du temps pour améliorer leur qualité de vie à elles et eux.
1.8. Et financièrement

Vous pouvez faire un don ponctuel ou régulier, mais il y a beaucoup d’autres manières de faire des soutiens financiers. Ajouter un moyen de faire des dons pour d’autres personnes, aller chercher des financements, partager vos connaissances et votre réseau de personnes qui savent comment aller à la pêche aux subventions, aux galas de dons, à joindre les personnes qui pourraient spécifiquement être intéressés pour apporter leur support financier. Aider à remplir des papiers.
1.9. Soutien temporel

Dégager du temps de personnes se fait aussi en prenant une charge chronophage. Beaucoup de choses sont chronophages autour de l’organisation de rencontres. Partager des astuces autour de la gestion du temps et de la gestion de projet, dont la définition de priorités aidera grandement. Énormément de gens n’ont jamais eu le loisir de se demander comment elles pourraient gérer leur temps, personne ne leur a jamais laissé les moyens de le croire. On apelle ça le management néolibéral.
1.10. Perpétuer les connaissances

Faites de la capture audio, photo ou vidéo des moments où sont diffusées les connaissances, pour qu’elles vivent en dehors de ces moments. Sans oublier de prévenir les personnes et de ne le faire que si elles sont d’accord, en prévenant à l’avance de l’usage visé, en changeant d’angle pour ne pas voir tout le monde par exemple, en demadant à la personne exposant si elle est d’accord. Quand on veut protéger la vie privée et la confidentialité des communications il faut prendre tout un tas de précautions, surtout avec du matériel rempli de pisteurs en tout genre. Le low tech peut vous aider de ce côté là.
1.11. Communiquez avec plus de détails et de nuances qu’a votre habitude

Vous aurez bien moins de frictions liées à la communication si vous rejoignez un projet composé de personnes avec qui vous avez l’habitude de discuter et de gérer les désaccords. Si vous commencez à faire quelque chose dans votre coin, puis que vous l’apportez au projet et qu’il se trouve que votre contribution n’est pas intégrée et rejetée, vous allez vous sentir rejeté personnellement et serez très rapidement dégouté du principe d’apport d’aide. Mais il faut savoir que ce que l’on considère comme la solution à un besoin d’un projet sera très très TRÈS rarement bienvenue si vous n’en avez jamais parlé à qui que ce soit du groupe rattaché à ce projet. Il n’y a pas de secret, les projets étant faits par des humains, si vous souhaitez faire partie de l’aventure il faut que cela soit cohérent avec la direction que les personnes qui étaient là avant vous ont souhaité prendre. Les choses peuvent changer, mais ça ne se produit pas d’un claquement de doigt, et surtout pas parce que quelqu’un que l’on rencontre pour la première fois nous dit que c’est ainsi qu’il faut faire. Mettez vous à la place des autres, communiquer est une activité qui doit être bidirectionnelle. Sachez renoncer à des choses quand bien même vous auriez vraiment raison à vouloir que ce que vous souhaitiez faire soit fait ici et maintenant.
1.12. Ne craignez pas les conflits

Il est particulièrement sain de savoir gérer les conflits, ne pas le faire c’est marcher sur un fil. Tout le monde a le droit de ne pas être en désaccord, et il est courant de croire que les autres ont la même vision que nous sur un sujet sous prétexte qu’on le nomme avec les mêmes mots. Mais c’est totalement faux. Certaines personnes sont plus suceptibles que d’autres, ne sont à l’aise pour parler que en direct, ou que via du texte. Tout le monde peut avoir eu une mauvaise journée ou des circonstances dramatiques que vous ne connaissez pas. Prenez le temps de ne pas répondre immédiatement à des propos qui vous mettent hors de vous, rien de constructif ne peut sortir dans ces conditions. Ne débattez pas sérieusement face aux trolls, et ne laissez pas d’espace de tribune aux personnes qui ne sont pas là pour débattre mais juste pour étaler des idées inexcusables, excluantes, racistes, homophobes et autres joyeusetés qui ne sont pas juste dûes à un manque d’information mais à une réelle intention de nuire. Dans ce cas il vaut mieux savoir faire en sorte d’évacuer des projets ce genre de personne toxique qui n’est là que pour empoisonner tout ce que vous cherchez à construire. Aussi, il est primordial de savoir faire la différence entre la non capacité des autres à se remettre en question et sa propre incapacité à reconnaître que l’on s’est trompé sur un sujet. Reconnaissez que toutes les opinions ne sont pas égales, ou vous laisserez se faire et s’envisager des choses ayant déjà échoué milles fois dans le même contexte, vous avez sûrement mieux à faire que de gâcher votre motivation, votre temps, et l’ensemble des choses valorisées par les gens dans l’équipe. Corriger ses erreurs et reconnaître que l’on s’est trompé est une situation inconfortable, mais nécessaire. Il convient aussi de tolérer que tout le monde ne soit pas aussi calé que vous sur un sujet qui vous tient à coeur. Et encore, ce n’est pas parce qu’un sujet sucite en nous de vives émotions que l’on est réellement calé dessus. Adressez les divergences de points de vue, définissez des moyens pour que les gens ne se coupent pas la parole en désignant par exemple une personne qui donne la parole et intervient quand quelqu’un ne respecte pas le temps des autres.
1.13. Commencer petit

Mettez vous en situation de réussite en vous fixant un objectif assez petit pour que vous soyez certain que ça aboutisse. Sachez que les choses nécessitent toujours plus de boulot qu’on ne le croit, surtout quand il faut coordonner plusieurs personnes. Il peut être tentant de souhaiter se lancer dans l’organisation d’un évènement inspiré par une expérience qui vous aura particulièrement plu en une seule journée
1.14. N’inondez pas les gens avec mille informations d’un seul coup

C’est particulièrement le cas dans les projets de supports de communication papier, des personnes très instruites sur un thème ont envie de le faire connaître aux autres aussi bien qu’elles ont mis toute une vie à l’approfondir. L’apprentissage ne fonctionne pas comme ça, il n’y a que dans Matrix qu’on apprend le kung fu en quelques secondes. Être bon sur un sujet ne signifie absolument pas que l’on est bon pour aider les autres à devenir bon sur ce sujet, vous êtes prévenus. Beaucoup d’entre nous n’ont aucune compétence en graphisme, en référencement, en photographie, en oraison en public. Ces choses s’apprennent, être un enseignant qui permet aux gens de mieux connaître les choses que nous s’apprend aussi, et ce n’est pas une mince affaires
1.15. Mettez vous d’abord au niveau du grand public

Ne partez pas du principe que les nouvelles personnes qui s’intéressent au projet auquel vous participez sont techniquement hyper compétentes. Ne soyez pas cette personne qui part du principe que les femmes ne comprenent rien à la technique. Sachez corriger la façon dont vous parlez, mettez vous au niveau des gens, ne leur demandez pas d’apprendre tout de suite des choses complexes sans vous assurer que ces gens n’ont pas les fondamentaux. On ne monte pas sur une échelle en commençant par le barreau a deux mètres su sol. Identifiez les barrières, et faites en sorte de les réduire activement. Demandez aux autres de l’équipe de prendre en compte ce sujet. Faites des groupes de travail et faites en sorte que ce ne soit pas tout le temps les mêmes personnes dans tous les groupes.
1.16. Préservez vous

Un projet qui vous tient à coeur c’est un peu comme chez soi, sachez y faire du ménage et de la place pour les autres. Vous vous occuper de lutter contre un phénomène très grave, qui demande de l’urgence, c’est parfaitement exact. Ne vous faites pas cramer par votre lutte en quelques mois de contribution sous une pression monstrueuse. Ne soyez pas votre propre bourreau. Demandez vous comment faire plaisir aux autres, prenez l’information, faites un truc. Il y aura sans doute d’autres personnes pour vous soutenir dans cette action. Prenez le temps d’avoir d’autres choses dans votre vie, de ne rien faire d’urgent, de voir d’autres personnes, de refuser des choses.
1.17. Personne n’est parfait

Je suis parfaitement conscient que j’ai des progrès à faire dans bien des domaines, mais j’y travaille un peu tous les jours. Ne soyez pas trop exigeant avec vous même, soyez le encore moins avec les autres. Les concours de pureté militante n’ont jamais amené quoi que ce soit de bon.
1.18. Mettez du fun

Le fun c’est la vie. voilà. Cultivez l’informel autant que les temps formels, beacoup de choses se débloquent quand les gens se sentent suffisament bien avec les autres pour s’ouvrir. Faites des choses marrantes juste parce que c’est marrant, pas parce que c’est votre projeeeeeeeeeeet! Parlons justement du magazine Qzine (https://qzine.fr). C’est un livret de dessins qui parle d’éducation sexuelle, d’éducation au plaisir, au désir, des rapports humains, de la recherche scientifique autour de ça, le tout étant de montrer la face lumineuse du cul et de travailler l’auto dérision. On y explore aussi l’érotisme, les limites de nos envies et de nos connaissances, la lutte contre les tabous et les idées qui ne font de bien à personne, mais sous un angle souvent teinté d’humour et d’envies. Plutôt que de parler de drames homophobes on expose un récit montrant la satisfaction qu’il y a des expériences de découverte. On parle aussi de contraception et de MST mais c’est très loin derrière les tranches de vie de personnes super différentes et l’amour de la CULture avec un grand Q.

Au début j’ai rejoint l’équipe qui était constitué de deux femmes que j’avais connu sur un forum de dessin, puis d’autres personnes se sont intégrées à l’aventure. On a finit par être en moyenne deux tiers de femmes et un bon tiers de gens LGBT+, sans que ce soit toujours les mêmes gens à chaque numéro, certains ayant à peine fini le lycée, et d’autres la carte vermeil. On en sortait environ un par an pour une centaine de pages en couleur comportant des illustrations plus ou moins érotiques, avec un imaginaire de sous culture manga. On souhaitait que ça parle aux gens de notre génération née dans les années 80, mais que ça serve aussi aux ados qui débutent leur vie sexuelle, pour ça on arpente donc des lieux familiers de la culture des dessins animés japonais qu’on a connu étant ados. Car tout l’intérêt de ce qu’on raconte est qu’il soit connu assez tôt pour éviter bien des ennuis.

C’est en faisant ce fanzine, dans un monde peuplé principalement de femmes et de gens queer friendly que l’on a pu cultiver une richesse des points de vue représentés, et beaucoup de personnes que l’on a croisé en festival et en dehors de ces lieux nous ont exprimé à quel point c’était extraordinaire et que ça leur avait permis de comprendre beaucoup sur eux même et leur vécu, une vraie libération. Ce qui est toujours émouvant à recevoir comme retour, des années après qu’on n’intervienne plus dans les festivals.

Ces fanzines sont maintenant lisibles sur le site de qzine.fr sous licence Creative commons CC-BY, vous pouvez les télécharger en intégralité, ça permettra de les faire voir à plus de gens que ce qu’en ont permis les 200 tirages de chacun des 8 numéros.

En faisant ces fanzines j’ai pu rencontrer celle qui est devenue la mère de ma fille. Ce qui est quand même chouette. On avait commencé un numéro qui parlerait de ce qu’est la vie sexuelle de parents au moment où on a décidé fonder une famille. C’était il y a cinq ans et on ne sait pas quand est ce qu’on fera ce numéro ou si on le fera un jour. En attendant j’essaie d’insufler l’émerveillement du monde et l’envie de faire des choses à ma fille pour qu’elle vive dans un monde où elle aurait la main sur ce qu’elle souhaite faire, et qu’elle le fasse avec des ouils qui lui permettent d’être elle même durablement, des outils émancipateurs.
1.19. Pour terminer

Tout au long de votre parcours, il faudra aussi savoir se taire pour laisser la place aux autres. C’est ce que je cherche à faire en apprenant à ma fille de 5 ans comment faire des tas de choses variées et communiquer avec de belles phrases. C’est aussi ce que j’essaie de faire en vous invitant à vous demander comment améliorer l’inclusivité dans ce que vous défendez. C’est ainsi que je conclus pour vous laisser la parole, merci !

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person sitting on yellow gutter tying up his left boot's laces

Résoudre un échec de boot sur Acer Swift 7

Après avoir réinstallé mon système vers de la Debian 11 sur mon Acer Swift 7, l’ultraportable sans ventilos vachement chouette de 2015, j’ai fait face à un échec de boot.
Pour le résoudre il fallait sélectionner une option dans le firmware de démarrage accessible par la touche F2 (qu’on nomme BIOS par abus de language), dans la partie sécurité, définir comme source de confiance le chargeur de démarrage de grub dans l’installation de debian, sur le disque du HDD0.
La chose étonnante étant que la dernière fois que j’ai installé un système libre sur cet ordi je n’ai jamais eu à faire cette bidouille dans le firmware de boot.Et vouala, ça voulait enfin bien démarrer.

Sur d’autres ordi j’ai pu mettre Debian 11 sans avoir à faire cette bidouille, c’est donc un mystère complet.

 

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Faire une clé de boot multisystem avec ventoy

Quelle plaie que de devoir se trimballer moult clés usb pour faire de l’installation de distribution en install party.
Si vous n’avez pas de quoi faire de l’installation par réseau, le mieux est d’avoir plusieurs clés usb capables d’installer PLUSIEURS distributions, et non une seule.
Pour ça on peut utiliser Ventoy: https://www.ventoy.net
Vous pouvez le récupérer par clonage ou téléchargement de plusieurs façons.

git clone https://gitee.com/longpanda/Ventoy.git

On formate sa clé avec l’outil en ligne de commande ou avec l’interface graphique, et ensuite on a plus qu’a mettre des fichiers ISO dans la clé. Rien d’autre.

Une fois démarré sur la clé Ventoy, on a un écran qui propose toutes les distributions qu’on a copié.
Super pratique !
écran de boot UEFI présentant les distributions ventoy

Plus qu’a cloner la clé usb pour faire de la multi installation pendant une permanence linux 😉
Merci à Jac de Liness pour l’astuce!

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Programme pour une année 2022 moins pire

Woof, que de choses se sont passées cette année
Migration d’un système de gestion de projets depuis Getting Things Gnome vers des fichiers Orgmode dans Emacs, qui reste une chose compliquée et nécessitant de nombreux ajustements pour en avoir une utilisation efficace.
Plein de donations envoyées à des assos, ainsi que des créateurs et créatrices (comme Wikimedia, Archive.org, Gnupg, La quadrature du net, Nos Oignons, Framasoft, Openstreetmap, les voix du nucléaire, Le Réveilleur, Méta de choc…) pour un montant total d’environ 1500€ dans l’année passée.

Aucune donation reçue sur le compte liberapay de cipherbliss cette année comparée à l’année précédente. Si vous trouvez que les services déployés par mon entreprise et que ce que l’on fait ici vous est utile, je vous invite à nous faire un don par ici https://liberapay.com/cipherbliss. ça nous aide à payer les infrastructures (700€ par an pour mastodon, peertube, leurs backups et d’autres choses à venir) dégager d’avantage de temps à la modération des service, leur maintenance, la mise en place d’ateliers gratuits d’éducation populaire et l’amélioration de logiciels libres.

Le boulot, c’était pas évident durant 2020, mais au final ça a pu se faire à peu près normalement et à quasi 100% en télétravail, avec d’avantage de missions en direct avec le client, ce qui est mieux sur beaucoup de points quand on est freelance.
Alors que d’habitude des tas de boites me contactent régulièrement, même si j’affiche ne pas être disponible, c’était le calme plat pendant les premières périodes de confinement, soit les trois quarts de 2020.
2021 s’est déroulé un brin plus normalement de ce côté là.
Et la famille, bah ça se passe.
Les amis, on les voit un peu plus quand y’a pas moult contaminations de partout et moyens de santé publique défoncés. Donc pas hyper souvent non plus.
Et le turfu pour cette année?
Premièrement, réaliser au moins un café vie privée dans des petits patelins d’Essonne.

Le premier aura lieu le Samedi 22 Janvier, voilà son évènement mobilizon. ça causera gestionnaire de mot de passe et vie privée en général.
Puis sortir une version bêta pour Framadate funky, sous un nom à définir avec la DINUM.
Compléter mon wiki personnel, publier des tas de dessins et leurs sources numériques.
Faire davantage de vélo, voir un peu plus de monde. Et on sera déjà bien.

Et vous, que prévoyez vous de beau cette année?

Allez à tantôt!

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gens des collectifs discutant oklm autour du feu de camp à la fabrègue du Vigan

Vidéo du premier CHATONS Camp 2021


Voici un premier aperçu du camp CHATONS qui a eu lieu dans l’éco lieu du Vigan, nommé la fabrègue. On peut m’y voir faire mon atelier sur les backups qui durent mille ans, un prérequis pour fonder son propre CHATONS.

Je vous en dirai plus un peu plus tard mais c’était tellement chouette ces quelques 3 jours pour faire ensemble plein de choses, découvrir les initatives existantes pour se libérer des GAFAM et apprendre les uns des autres, le tout dans une ambiance super décontractée, avec un lieu incroyablement prometteur.

Voici quelques éléments en plus, vous en trouverez bien d’autres sur le forum des chatons. https://forum.chatons.org

Tout est disponible sous licence CC BY SA (Attribution Edouard Marchal).

https://forum.chatons.org/c/collectif/camp-chatons-2021/85

 

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Nouvelles d’Octobre 2021

j’espère que ça roule pour tout le monde en ce début de vacances.
J’ai pu faire un atelier sur la création graphique et le dessin à Gometz, et suite à son succès je réitère l’expérience pendant les 4 prochaines semaines et ai publié ces évènements sur l’agenda du libre et sur mobilizon.
J’en ai profité aussi pour alimenter le mobilizon d’OSM avec les prochains évènements référencés sur le wiki, l’agenda du libre, microcosm, et d’autres recherches.

La nouvelle version de Framadate avance, on peut tester les maquettes sur sketch, un outil non libre 😀
https://www.sketch.com/s/5833607c-e93e-4e9b-9c7e-0614238c6d8c/a/JnbVGxk/play
J’ai pas encore de démo qui ressemble vraiment à cette maquette.

Cependant j’ai avancé sur l’exportateur d’archive mastodon qui fournit des stats et un rendu HTML filtrable à partir du contenu d’une archive mastodon. On peut filtrer les posts selon qu’ils aient des médias attachés ou non, un nombre min et max de caractères, un terme de recherche basique, et on obtient des statistiques sur les tags qu’on a utilisé, ainsi que les gens a qui on a envoyé nos posts mastodon, le tout entièrement hors ligne.
https://forge.chapril.org/tykayn/mastodon-archive-stats

Et j’ai enfin pu participer a une réunion mensuelle CHATONS, victoire! du coup y’a de l’activité à suivre sur le forum chatons 😀
https://forum.chatons.org

On prévoit de lancer le premier chapéro parisien de l’année en Novembre, voir les détails sur le forum.

J’avance sur ma gestion de tâches avec emacs / orgmode. Le chemin est long mais ça vaut le coup.

et vous quoi de beau?

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