Être contributrice de 5 ans et le rester

La première règle quand on est parent c’est de le dire à tout le monde. Je vais donc vous raconter comment j’encourage ma fille de 5 ans à utiliser un environnement riche en outils libres et à devenir actrice de sa propre vie. Encourager sa fille de 5 ans à faire du chiffrement, faire des activités que l’on réserve habituellement aux garçons, l’encourager à prendre la parole et nous faire comprendre ce qu’elle ressent, ce qu’elle souhaite faire. Essayer le bépo, écrire son propre nom sur des claviers différents, dessiner sur Krita, savoir ouvrir une session utilisateur sur raspberry pi. Cette conférence présente un rapide historique de la mixité sociale dans les personnes qui ont fait les métiers de sciences et technologies de l’information, depuis la fiche B d’Ada Lovelace décrivant la première boucle logique d’un programme informatique aux collectifs Women Who code ou Duchess France en passant par les femmes qui calculaient les trajectoires de fusées pendant la seconde guerre mondiale.

Pour tout le monde, contribuer aux logiciels libre signifie obligatoirement avoir une longue formation et un intérêt dans les aspects les plus obscurs et jargonnés de l’ingénierie. Notamment porter une capuche devant son ordinateur. Or, rien n’est plus faux. On observe une représentation très minoritaire dans les milieux du libre et de la tech moderne en Europe: 15% de femmes, qu’on ne retrouve pas dans d’autres régions du monde où c’est plutôt 40 ou 50%. Ce sont des lieux où l’émancipation des femmes est culturellement bien plus établie que par chez nous où l’on peine à faire reconnaître la place de la domination patriarcale dont on a beaucoup conscience dans les milieux LGBT+ mais pas du tout par ailleurs, ou presque.

Dans les études sociologiques citées par Isabelle Dufour, on constate que la place des pères des femmes qui se dirigent vers les métiers STEM est cruciale. Quand on est papa, il faut donc savoir encourager sa fille, même si elle veut faire tel ou tel truc qui n’est pas à la mode selon les personnes dominant l’espace. Pour sortir des ronces de ce manque d’inclusivité on peut faire beaucoup de choses, ça demande d’abord de reconnaitre le problème, de comprendre les enjeux et de prendre le temps d’agir pour apprendre quel rôle on peut jouer dans la solution, et tout faire pour ne plus faire partie du problème. Par chez nous, dans les pays prétendument développés du Nord de la planète on constate ceci:

Les activités de soin et de reproduction sont généralement réservées aux femmes, à qui on apprend dès le plus jeune âge à être des personnes dociles, silencieuses et en retrait.

À l’opposé, les activités prescriptives de mise en oeuvre, de manipulation d’objets, de déplacement, de prise de décision pour les autres sont généralement réservées aux hommes.

On peut s’inspirer de milieux où l’inclusivité et la variété des personnes est un acquis et un enjeu central, aller à leur rencontre, sortir de l’entre soi et apporter son soutien sans prendre toute la place. Ne pas avoir peur de faire des kilomètres pour cela.

1.1. Comment vivent les projets libres

En premier lieu il faut savoir que les projets libres existent et sont portés par le seul croisement des personnes qui ont identifié un problème et sont en mesure d’y apporter un remède, et que bien souvent ce sont des projets portés par une seule personne. Il est impossible d’acquérir tous les savoir faire et toutes les connaissances du monde soi même. Il faut donc comprendre qu’on ne peut pas exiger d’une seule personne de répondre aux problématiques de tout le monde, tant le monde est varié et a des besoins différents. Cependant si on porte un projet libre mais qu’on ne prend pas le temps d’y inclure d’autres personnes c’est très probablement de notre seul fait.
1.2. S’inspirer des meilleures et de l’existant en général

Trouvez des références portées par des personnes LGBT et des minorités, voir Les Culotées, Le guide des petites filles qui ne veulent pas finir princesse, le guide débutantes d’Exodus Privacy. Vous pouvez enquêter sur ce qui se fait de mieux et de plus en accord avec les valeur du projet que vous souhaitez rejoindre.
1.3. Aspect extérieur de notre projet libre

Facilitez la vie des personnes extérieures à la fondation d’un projet libre, demandez vous « qu’est-ce que vont voir en premier les gens qui découvrent tout ça ». En premier il faut savoir comment s’adresser à des humains et où trouver des supports de communication pour comprendre de façon plus ou moins détaillée. Identifier rapidement les choses que l’on peut faire, le temps que cela prend, quelles compétences sont requises et quel niveau de difficulté cela représente.

Mettez davantage en avant les tâches que les gens non ingénieurs peuvent réaliser et dont tout projet libre qui souhaite être pérenne a besoin:
1.3.1. fabrication de canaux de communication
1.3.2. débats d’idées
1.3.3. essais du projet en pratique avec le public visé et prise de notes
1.3.4. traduction, lien avec des porteurs de cultures locale
1.3.5. correction orthographique, grammaticale
1.3.6. contrôle de qualité
1.3.7. recherches d’information
1.3.8. documentation, nettoyage de wiki, bibliographie
1.3.9. rédaction de compte rendus
1.3.10. organisation d’évènements
1.3.11. divertissement
1.3.12. fourniture de matériel, de lieux
1.3.13. logistique
1.3.14. médiation entre les gens
1.3.15. modération
1.3.16. prise en charge psychologique
1.3.17. mise en relation de personnes, de moyens
1.3.18. captation sonore et vidéo
1.3.19. illustration
1.3.20. design d’interface
1.3.21. charte graphique
1.3.22. hiérarchie de l’information
1.3.23. tâches administratives
1.3.24. comptabilité
1.3.25. travail juridique
1.3.26. recrutement
1.3.27. gestion de projet
1.3.28. formation
1.3.29. vulgarisation
1.3.30. administration système
1.3.31. fournitures de services éthiques
1.3.32. cyber sécurité
1.3.33. gestion des accès
1.3.34. référencement
1.3.35. révision de code
1.3.36. jardinage
1.3.37. cuisine
1.3.38. ménage
1.3.39. animation
1.3.40. réparation d’objets
1.3.41. libération de terminaux
1.3.42. expertise accessibilité
1.3.43. garde d’enfants
1.4. Variété de l’aide à proposer

On voit donc qu’il est possible de faire des tas de choses auquelles on aurait pas pensé pour aider un projet, le tout est de réfléchir à comment aider les personnes qui font ce projet. Tout en pensant à prendre du temps pour soi. Il sera bien mieux pour la cause que vous défendez que vous puissiez la défendre correctement et longuement, plutôt que d’apporter un soutien une fois et d’être totalement dégouté à vie. Ou a ce que votre espérance de vie réduise grandement du fait du manque de gestion de votre bien être. Des tas de choses sont possibles à réaliser, gardez en tête qu’il ne serait pas bon qu’il n’y ait que vous qui les fassiez toutes.
1.5. Intégrité avec les valeurs que l’on porte

Utiliser des outils libres et des ressources creative commons, au lieu de tout faire dans des plateformes privatrices hébergées aux USA, uniquement avec des personnes bilingues qui sont très similaires à vous. Pensez à rechercher une variété dans l’âge, l’origine ethnique, le genre, les lieux de vie, les classes sociales, les pratiques. Il est impossible d’avoir parfaitement de tout, mais il est certain que pour gagner en diversité et en inclusivité il faut y aller volontairement et l’indiquer comme un objectif.
1.6. En tant que personne qui porte un projet

Avoir quelques bases en psychologie pour communiquer avec les autres. Examiner les propositions d’ajout Accepter que d’autres personnes puissent être critique sur ce que l’on souhaite apporter, distinguer des reproches à notre personne par rapport aux critiques constructives au travail que l’on réalise. savoir prendre du recul et accepter le renoncement, apprendre à être plus flexible dans la mise en oeuvre, apprendre à déléguer. Reconnaître la valeur du temps des autres.
1.7. Soutenir moralement

Identifier et corriger les impolitesses, les paroles coupées, les voix absentes. Reconnaître la qualité des choses réalisées, ne pas se concentrer uniquement sur ce qui ne va pas. Prendre soin des gens, prendre du temps pour améliorer leur qualité de vie à elles et eux.
1.8. Et financièrement

Vous pouvez faire un don ponctuel ou régulier, mais il y a beaucoup d’autres manières de faire des soutiens financiers. Ajouter un moyen de faire des dons pour d’autres personnes, aller chercher des financements, partager vos connaissances et votre réseau de personnes qui savent comment aller à la pêche aux subventions, aux galas de dons, à joindre les personnes qui pourraient spécifiquement être intéressés pour apporter leur support financier. Aider à remplir des papiers.
1.9. Soutien temporel

Dégager du temps de personnes se fait aussi en prenant une charge chronophage. Beaucoup de choses sont chronophages autour de l’organisation de rencontres. Partager des astuces autour de la gestion du temps et de la gestion de projet, dont la définition de priorités aidera grandement. Énormément de gens n’ont jamais eu le loisir de se demander comment elles pourraient gérer leur temps, personne ne leur a jamais laissé les moyens de le croire. On apelle ça le management néolibéral.
1.10. Perpétuer les connaissances

Faites de la capture audio, photo ou vidéo des moments où sont diffusées les connaissances, pour qu’elles vivent en dehors de ces moments. Sans oublier de prévenir les personnes et de ne le faire que si elles sont d’accord, en prévenant à l’avance de l’usage visé, en changeant d’angle pour ne pas voir tout le monde par exemple, en demadant à la personne exposant si elle est d’accord. Quand on veut protéger la vie privée et la confidentialité des communications il faut prendre tout un tas de précautions, surtout avec du matériel rempli de pisteurs en tout genre. Le low tech peut vous aider de ce côté là.
1.11. Communiquez avec plus de détails et de nuances qu’a votre habitude

Vous aurez bien moins de frictions liées à la communication si vous rejoignez un projet composé de personnes avec qui vous avez l’habitude de discuter et de gérer les désaccords. Si vous commencez à faire quelque chose dans votre coin, puis que vous l’apportez au projet et qu’il se trouve que votre contribution n’est pas intégrée et rejetée, vous allez vous sentir rejeté personnellement et serez très rapidement dégouté du principe d’apport d’aide. Mais il faut savoir que ce que l’on considère comme la solution à un besoin d’un projet sera très très TRÈS rarement bienvenue si vous n’en avez jamais parlé à qui que ce soit du groupe rattaché à ce projet. Il n’y a pas de secret, les projets étant faits par des humains, si vous souhaitez faire partie de l’aventure il faut que cela soit cohérent avec la direction que les personnes qui étaient là avant vous ont souhaité prendre. Les choses peuvent changer, mais ça ne se produit pas d’un claquement de doigt, et surtout pas parce que quelqu’un que l’on rencontre pour la première fois nous dit que c’est ainsi qu’il faut faire. Mettez vous à la place des autres, communiquer est une activité qui doit être bidirectionnelle. Sachez renoncer à des choses quand bien même vous auriez vraiment raison à vouloir que ce que vous souhaitiez faire soit fait ici et maintenant.
1.12. Ne craignez pas les conflits

Il est particulièrement sain de savoir gérer les conflits, ne pas le faire c’est marcher sur un fil. Tout le monde a le droit de ne pas être en désaccord, et il est courant de croire que les autres ont la même vision que nous sur un sujet sous prétexte qu’on le nomme avec les mêmes mots. Mais c’est totalement faux. Certaines personnes sont plus suceptibles que d’autres, ne sont à l’aise pour parler que en direct, ou que via du texte. Tout le monde peut avoir eu une mauvaise journée ou des circonstances dramatiques que vous ne connaissez pas. Prenez le temps de ne pas répondre immédiatement à des propos qui vous mettent hors de vous, rien de constructif ne peut sortir dans ces conditions. Ne débattez pas sérieusement face aux trolls, et ne laissez pas d’espace de tribune aux personnes qui ne sont pas là pour débattre mais juste pour étaler des idées inexcusables, excluantes, racistes, homophobes et autres joyeusetés qui ne sont pas juste dûes à un manque d’information mais à une réelle intention de nuire. Dans ce cas il vaut mieux savoir faire en sorte d’évacuer des projets ce genre de personne toxique qui n’est là que pour empoisonner tout ce que vous cherchez à construire. Aussi, il est primordial de savoir faire la différence entre la non capacité des autres à se remettre en question et sa propre incapacité à reconnaître que l’on s’est trompé sur un sujet. Reconnaissez que toutes les opinions ne sont pas égales, ou vous laisserez se faire et s’envisager des choses ayant déjà échoué milles fois dans le même contexte, vous avez sûrement mieux à faire que de gâcher votre motivation, votre temps, et l’ensemble des choses valorisées par les gens dans l’équipe. Corriger ses erreurs et reconnaître que l’on s’est trompé est une situation inconfortable, mais nécessaire. Il convient aussi de tolérer que tout le monde ne soit pas aussi calé que vous sur un sujet qui vous tient à coeur. Et encore, ce n’est pas parce qu’un sujet sucite en nous de vives émotions que l’on est réellement calé dessus. Adressez les divergences de points de vue, définissez des moyens pour que les gens ne se coupent pas la parole en désignant par exemple une personne qui donne la parole et intervient quand quelqu’un ne respecte pas le temps des autres.
1.13. Commencer petit

Mettez vous en situation de réussite en vous fixant un objectif assez petit pour que vous soyez certain que ça aboutisse. Sachez que les choses nécessitent toujours plus de boulot qu’on ne le croit, surtout quand il faut coordonner plusieurs personnes. Il peut être tentant de souhaiter se lancer dans l’organisation d’un évènement inspiré par une expérience qui vous aura particulièrement plu en une seule journée
1.14. N’inondez pas les gens avec mille informations d’un seul coup

C’est particulièrement le cas dans les projets de supports de communication papier, des personnes très instruites sur un thème ont envie de le faire connaître aux autres aussi bien qu’elles ont mis toute une vie à l’approfondir. L’apprentissage ne fonctionne pas comme ça, il n’y a que dans Matrix qu’on apprend le kung fu en quelques secondes. Être bon sur un sujet ne signifie absolument pas que l’on est bon pour aider les autres à devenir bon sur ce sujet, vous êtes prévenus. Beaucoup d’entre nous n’ont aucune compétence en graphisme, en référencement, en photographie, en oraison en public. Ces choses s’apprennent, être un enseignant qui permet aux gens de mieux connaître les choses que nous s’apprend aussi, et ce n’est pas une mince affaires
1.15. Mettez vous d’abord au niveau du grand public

Ne partez pas du principe que les nouvelles personnes qui s’intéressent au projet auquel vous participez sont techniquement hyper compétentes. Ne soyez pas cette personne qui part du principe que les femmes ne comprenent rien à la technique. Sachez corriger la façon dont vous parlez, mettez vous au niveau des gens, ne leur demandez pas d’apprendre tout de suite des choses complexes sans vous assurer que ces gens n’ont pas les fondamentaux. On ne monte pas sur une échelle en commençant par le barreau a deux mètres su sol. Identifiez les barrières, et faites en sorte de les réduire activement. Demandez aux autres de l’équipe de prendre en compte ce sujet. Faites des groupes de travail et faites en sorte que ce ne soit pas tout le temps les mêmes personnes dans tous les groupes.
1.16. Préservez vous

Un projet qui vous tient à coeur c’est un peu comme chez soi, sachez y faire du ménage et de la place pour les autres. Vous vous occuper de lutter contre un phénomène très grave, qui demande de l’urgence, c’est parfaitement exact. Ne vous faites pas cramer par votre lutte en quelques mois de contribution sous une pression monstrueuse. Ne soyez pas votre propre bourreau. Demandez vous comment faire plaisir aux autres, prenez l’information, faites un truc. Il y aura sans doute d’autres personnes pour vous soutenir dans cette action. Prenez le temps d’avoir d’autres choses dans votre vie, de ne rien faire d’urgent, de voir d’autres personnes, de refuser des choses.
1.17. Personne n’est parfait

Je suis parfaitement conscient que j’ai des progrès à faire dans bien des domaines, mais j’y travaille un peu tous les jours. Ne soyez pas trop exigeant avec vous même, soyez le encore moins avec les autres. Les concours de pureté militante n’ont jamais amené quoi que ce soit de bon.
1.18. Mettez du fun

Le fun c’est la vie. voilà. Cultivez l’informel autant que les temps formels, beacoup de choses se débloquent quand les gens se sentent suffisament bien avec les autres pour s’ouvrir. Faites des choses marrantes juste parce que c’est marrant, pas parce que c’est votre projeeeeeeeeeeet! Parlons justement du magazine Qzine (https://qzine.fr). C’est un livret de dessins qui parle d’éducation sexuelle, d’éducation au plaisir, au désir, des rapports humains, de la recherche scientifique autour de ça, le tout étant de montrer la face lumineuse du cul et de travailler l’auto dérision. On y explore aussi l’érotisme, les limites de nos envies et de nos connaissances, la lutte contre les tabous et les idées qui ne font de bien à personne, mais sous un angle souvent teinté d’humour et d’envies. Plutôt que de parler de drames homophobes on expose un récit montrant la satisfaction qu’il y a des expériences de découverte. On parle aussi de contraception et de MST mais c’est très loin derrière les tranches de vie de personnes super différentes et l’amour de la CULture avec un grand Q.

Au début j’ai rejoint l’équipe qui était constitué de deux femmes que j’avais connu sur un forum de dessin, puis d’autres personnes se sont intégrées à l’aventure. On a finit par être en moyenne deux tiers de femmes et un bon tiers de gens LGBT+, sans que ce soit toujours les mêmes gens à chaque numéro, certains ayant à peine fini le lycée, et d’autres la carte vermeil. On en sortait environ un par an pour une centaine de pages en couleur comportant des illustrations plus ou moins érotiques, avec un imaginaire de sous culture manga. On souhaitait que ça parle aux gens de notre génération née dans les années 80, mais que ça serve aussi aux ados qui débutent leur vie sexuelle, pour ça on arpente donc des lieux familiers de la culture des dessins animés japonais qu’on a connu étant ados. Car tout l’intérêt de ce qu’on raconte est qu’il soit connu assez tôt pour éviter bien des ennuis.

C’est en faisant ce fanzine, dans un monde peuplé principalement de femmes et de gens queer friendly que l’on a pu cultiver une richesse des points de vue représentés, et beaucoup de personnes que l’on a croisé en festival et en dehors de ces lieux nous ont exprimé à quel point c’était extraordinaire et que ça leur avait permis de comprendre beaucoup sur eux même et leur vécu, une vraie libération. Ce qui est toujours émouvant à recevoir comme retour, des années après qu’on n’intervienne plus dans les festivals.

Ces fanzines sont maintenant lisibles sur le site de qzine.fr sous licence Creative commons CC-BY, vous pouvez les télécharger en intégralité, ça permettra de les faire voir à plus de gens que ce qu’en ont permis les 200 tirages de chacun des 8 numéros.

En faisant ces fanzines j’ai pu rencontrer celle qui est devenue la mère de ma fille. Ce qui est quand même chouette. On avait commencé un numéro qui parlerait de ce qu’est la vie sexuelle de parents au moment où on a décidé fonder une famille. C’était il y a cinq ans et on ne sait pas quand est ce qu’on fera ce numéro ou si on le fera un jour. En attendant j’essaie d’insufler l’émerveillement du monde et l’envie de faire des choses à ma fille pour qu’elle vive dans un monde où elle aurait la main sur ce qu’elle souhaite faire, et qu’elle le fasse avec des ouils qui lui permettent d’être elle même durablement, des outils émancipateurs.
1.19. Pour terminer

Tout au long de votre parcours, il faudra aussi savoir se taire pour laisser la place aux autres. C’est ce que je cherche à faire en apprenant à ma fille de 5 ans comment faire des tas de choses variées et communiquer avec de belles phrases. C’est aussi ce que j’essaie de faire en vous invitant à vous demander comment améliorer l’inclusivité dans ce que vous défendez. C’est ainsi que je conclus pour vous laisser la parole, merci !

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