blockchain, bitcoins, ethereum, dogecoin

Ça ne vous aura pas échappé, les bitcoins, la cryptomonnaie et la blockchain ce sont des trucs dont on entend parler énormément. Mais de quoi c’est que ça s’agit donc en fait ?

Ces messieurs de Science étonnante et Heu?Réka dont je vous recommande les chaines sur youtube vous font un topo sur un truc qui a changé la face du monde de façon aussi importante que l’apparition d’internet ou des emails, et dont on ne peut pas encore prévoir tous les usages. Vous serez d’ailleurs fort étonnés de découvrir que la blockchain (ou bien chaîne de blocs) permet des tas de choses, et pas seulement de faire des transactions monétaires. Vous serez étonnés d’apprendre que les cryptomonnaies ne sont ni plus ni moins virtuelles que les euros ou les dollars, pour qui 90% des transactions sont déjà dématérialisées.

Pour vous la faire courte, C’est un réseau ouvert et distribué permettant des transactions de confiance ou la réalisation de contrats sans intermédiaire tel que des banques ou les sites d’e-commerce.

On a forcément en tête des histoires de ruées vers l’or et de croissance exponentielle donnant fortement envie d’investir dans le bitcoin, l’ethereum et autres cryptomonnaies en vogue. Mais avant de vous enflammer complètement et de revendre votre maison contre des bitcoins pour vivre dans une tente deux places en attendant que ça prenne de la valeur je vous conseille deux ou trois choses:

  1. Ne pas investir dans les cryptomonnaies plus que vous ne pouvez entièrement paumer sans aucune conséquence sur vous ou sur vos proches, qu’il ne faut pas oublier. La volatilité énorme de la monnaie ne permet pas d’en faire une épargne fiable car la valeur de ces monnaies change énormément. Cependant, si vous faites un achat de bitcoin ou d’ethereum et que vous réglez un truc immédiatement le changement de valeur sera assez faible.

  2. Comprendre de quoi il s’agit (notamment les nuances entre une monnaie et une autre), ne jamais paumer votre ou vos portefeuilles numériques (et bien les sauvegarder en plusieurs lieux sûrs contraîrement à ce type qui avait 800 bitcoins et qui les a perdu dans un crash de disque dur alors qu’il pourrait les revendre pour 800 fois 16 000€).

  3. Vérifier la fiabilité des plateformes proposant la vente de cryptomonnaies avant d’acheter quoi que ce soit, sachant qu’il existe des boutiques physiques ou en ligne, et que les lieux truffés de pubs sur le web ont de grandes chances d’être des arnaques. Acheter par carte bleue de petites sommes de bitcoin ou d’ethereum vous coutera cher en frais et il faut partir du principe qu’un site ne doit pas vous demander de carte bleue ou d’identité pour des achats inférieurs à 300€, sans quoi vous risquez de l’usurpation d’identité. Donc ouvre l’oeil et le bon 😉

     



Pour ce qui est du minage de cryptomonnaie ce sera dans un prochain article 😉

wala, le fun soit avec vous!

 

Récupérer les infos de votre compteur Linky

Enedis, notre gestionnaire de réseau électrique en France, met à disposition du public une API JSON qui vous permettra de récupérer les infos de votre compteur Linky, afin d’avoir une idée de ce qu’il mesure.

https://espace-client-particuliers.enedis.fr/group/espace-particuliers

Ce système de compteur connecté a fait largement débat, ne serait-ce parce qu’il va générer un énorme gaspillage en remplaçant 35 millions de compteurs parfaitement fonctionnels (un par foyer, et non un par logement) qui ne seront très certainement pas recyclés.

ça et les problèmes d’atteinte à la vie privée, parce qu’on sait très bien que nos données numériques valent une fortune, et qu’il n’est pas bien compliqué de faire de l’analyse de signal pour repérer et décortiquer nos habitudes de consommation électriques et les relier à des habitudes pour créer des profils à cibler, comme le fait déjà nombre de réseaux sociaux sans honte aucune. Nos données échappent à notre contrôle par défaut. Et ça nous pourrit la vraie vie.

Enfin voilà, c’est l’occasion d’afficher sur une liseuse les infos de votre compteur en bidouillant du python. Formidable non? Vous allez pouvoir exploiter vous mêmes vos données et éventuellement repérer des anomalies, et réduire votre conso.

https://github.com/outadoc/linkindle/

il vous suffira de cloner le dépot, installer les dépendances python, définir deux variables d’environnement pour joindre l’API avec vos infos de compte fournies par Enedis, et hop, magie.

source: https://outadoc.fr/2016/12/linkindle-courbe-conso-electrique-sur-liseuse/

 

 

installer owncloud sur ubuntu server

Supposons que vous ayez accès en SSH à votre serveur ubuntu et que vous connaissiez son ip publique. On suppose aussi que vous avez installé mysql en définissant un mot de passe root.

utilisez l’installateur web en le téléchargeant via wget sur votre serveur dans un lieu controllé par apache2 afin de pouvoir y accéder via un navigateur:

cd /var/www/html
wget https://download.owncloud.com/download/community/setup-owncloud.php

Accédez à votre serveur par son ip publique ou son nom de domaine si vous en avez défini un, (genre http://moncloud.amoi.com/setup-owncloud.php ) et vous devriez voir apparaitre la page d’installation de votre serveur owncloud vous invitant à passer à l’étape suivante.

On devrait vous demander de créer un utilisateur administrateur de votre cloud perso, de lui définir un mot de passe.

Juste en dessous sur la même page, pour la création de base de donnée et d’utilisateur spécifique pour la connexion à cette base, fournissez votre utilisateur root de mysql.

Si tout se passe bien et que vous avez bien mis un droit d’écriture sur votre dossier hébergeant votre owncloud, l’installation devrait réussir et après une vingtaine de secondes vous amener sur la page d’accueil de votre utilisateur administrateur, vous proposant des tutos pour syncroniser vos fichiers en téléchargeant un client sur votre ordi perso ou votre mobile, syncroniser votre agenda, et vos contacts.

Après l’installation, suivez les instructions de sécurisation des accès à votre dossier owncloud sur cette doc officielle.

enjoyez!

Comment installer Domoticz sur un raspberry pi 2 ou 3

ça marche aussi bien sur les Raspberry pi 2 que 3:

raccordez votre Pi au net, puis

connectez vous en SSH, (n’oubilez pas de relier votre pi au réseau par câble LAN ou mot de passe) ou bien lancez un terminal:

sudo curl -L install.domoticz.com | bash

ce qui téléchargera le script d’install depuis domoticz.com puis l’éxecutera.

Suivez les instructions pour choisir le dossier où installer le tout, quels ports serviront à accéder à l’interface de gestion web de Domoticz et zou.

à la fin de l’istallation le script vous rapellera l’URL de réseau local en version http et https afin que vous vous y connectiez.

Accédez à l’interface de domoticz en vous connectant localement au port 8080 selon l’ip de votre pi, que vous pouvez trouver via ifconfig, ce qui vous donne par exemple ceci:

http://192.168.0.12:8080

Vous devriez donc y voir le tableau de bord sans aucun widget, donc presque comme ceci:

Enjoy!

 

Comment réduire en masse plein de photos avant de les transmettre

Sur votre système linux il existe un tas d’outils intégrables à votre explorateur de fichier pour réduire en masse vos photos d’un seul coup.

Le plus rapide, pour réduire de 50% un tas de photos, ouvrez votre terminal préféré, déplacez vous dans le dossier plein de photos a redimensionner et collez ceci puis faites entrée

for f in `find . -name « *.jpg »`
do
convert $f -resize 50% $f.resized.jpg
done

Et wouala!

Comment enlever les informations exif de vos photos avant de les publier

installer libimage-exiftool-perl

sudo apt-get install libimage-exiftool-perl

Vous avez maintenant exiftool disponible dans votre terminal favori. Cet outil vous permet d’examiner les infos exif mais aussi de les supprimer avec l’option -all. Pour examiner, faites par exemple:

exiftool ma_photo.jpg

Et pour virer les infos exif de tout un dossier de vos photos, allez dans le bon dossier, un qui par exemple contient 17 photos dont ne nom de fichier commence par IMG et lancer la commande suivante:

exiftool -all= IMG* ~/Images/voyage lyon/blog
17 image files updated
1 image files unchanged

et voilà, vous avez des fichiers avec bien moins d’infos exif.

le village global d’internet et les shitstorms

Le village global d’internet (ou plutôt du web, car c’est pas tout à fait pareil, merci Michael from  Vsauce) permet de mettre à la vue de n’importe qui un phénomène qui a toujours existé dans les villages: la lapidation sur place publique ad hominem. Certes on envoie pas de cailloux mais il n’empêche que les shitstorms produisent des dégâts bien réels et vraiment pas très sympa et c’est statisique: les femmes sont davantage exposées à ces effets néfastes.

Ce petit épisode de l’émission BiTS produite par Arte est sortie en Décembre 2015. Mais le phénomène de bourrinage en masse est une chose connue depuis fort longtemps. (hey y’a le dernier épisode de black mirror de la saison 2 sur ce sujet précis, ça s’apelle « le jeu des conséquences »)

Les plateformes sociales ne sont pas seules responsables de ces effets de masse qui par leur forme accumulative et leur format succint encouragent d’avantage les punch lines aux débats éclairés et argumentés.

La libération des paroles est une chose formidable, mais il ne faut pas oublier que la liberté d’expression ne vous autorise pas pour autant à défoncer tout le monde oralement. Oui, aujourd’hui on a une forte tendance à préférer la censure quand un message nous déplaît, mais c’est un énorme tort. Aucun débat n’est possible si vous muselez un discours qui n’est pas en parfait accord avec le votre. Et le jour où ce n’est pas vous qui tenez la muselière de la censure, vous serez bien ennuyé.

à l’avenir, méfiez vous des choses qui vous énervent en ligne, car comme toute personne vous êtes extrêmement plus susceptible de participer à la propagation d’une rumeur si celle ci suscite chez vous des émotions fortes. Les pensées se propagent de la même façon que les maladies et les parasites: elles se multiplient et évoluent à travers des hôtes. En l’occurence, les arguments mutent de sorte à ce qu’ils ne deviennent qu’une caricature de ce que l’adversaire le plus évident pourrait être. C’est pour cela qu’il faut faire énormément attention à éviter de produire des arguments tout pourrits (y’en a 3 grandes familles: Travestissement, Attaque, et Erreurs logiques. homme de paille, ad hominem, fausse vérité, inversion de la charge de la preuve, bouger la cible, dessiner la cible après le tir…)

Posez vous simplement la question d’à qui profite ce que vous transmettez et qui va en subir les effets potentiellement démesurés.

OMG! je vous ai transmis un truc, faites gaffe!

 

Nos autodafés numériques

 

Alors que l’on se disait que l’on ferait bien un tour sur le site de tel ou tel artiste, blogueur dont on apprécie le travail mais que l’on sait pas très productif, quelle tristesse de tomber sur une page blanche ou un nom de domaine à acheter, ou impossible à retrouver après moult recherches, nous montrant que le site en question n’est plus qu’un lointain souvenir.

Quand on ne prend pas soin de ses espaces d’écriture numérique ils finissent par disparaître rapidement, surtout si ils ne sont pas auto hébergés et que vous avez donné toute votre vie à thumblr, blogger, facebook, wordpress, youtube, ou skyblog. Vous n’aviez probablement jamais fait le rapprochement, mais si vous en êtes responsable, en perdant votre contenu numérique, vous faites un autodafé. et ça, ce n’est vraiment pas très sympa.

Vous avez des choses importantes à dire, faites en sorte qu’elles puissent être lues plus d’une seule fois par une poignée de personnes: prenez soin de vos contenus, faites des sauvegardes sur plusieurs supports, utilisez des services d’archives pour accéder à des contenus disparus et surtout, hébergez les choses sur une plateforme qui ne va pas faire disparaitre vos écrits sans vous prévenir. Vous pouvez reprendre le contrôle de votre vie numérique.

Allez zou tout le monde on prend deux minutes pour cliquer sur « exporter mon contenu » ou installer mysqlautobackup pour les plus barbus.

Le tur-fu écologique des années 2000 est il réalité en 2017?

dans les années 90 on avait eu quelques prospectus au collège pour savoir de quoi seront fait les avancées des années 2000. Alors, et-ce qu’on est encore loin de cette liste au père noël?

Plastiques: On a pas encore mis en place de procédé de recyclage standardisé rien que sur l’échelle d’un département, les producteurs d’emballages plastiques ne sont pas contraints de n’utiliser que des matériaux recyclables et de contribuer à un effort collectif pour les recycler.

Conquête spatiale: on a de vrais plans tels que la big fucking rocket pour conquérir d’autres planètes, ou tout du moins la Lune et la planète Mars depuis que SpaceX a réussi à produire des fusées dont les lanceurs sont réutilisés, ce qui réduit énormément les coûts de fabrication. On plante un drapeau sur la lune en 1970, et en 2017 on a toujours pas de base lunaire alors que cela sécuriserait énormément la survie de notre espèce, rien que ça. ça vaudrait le coup de se bouger le cul de façon collective.

L’hibernation n’est prévue que pour les marmottes, on ne sait pas encore si on va les envoyer en orbite, mais pour près de 5000 € on peut s’envoyer en l’air et expérimenter l’impesanteur dans des avions zéro G.

Réalité augmentée: ça marche, et on fait quelques jeux vraiment bien foutus avec des lunettes toujours plus légères.

Ville verticale: y’en a qui ont essayé, désormais les constructions de lotissements neufs comportent des commerces au rez de chaussée et des parkings souterrains. Une nette avancée dans cette optique.

On a des projets de smart cities qui relèvent davantage de l’espionnage de masse légalisé plus que de systèmes facilitant la vie aux gens et de réseaux routiers ou autres qui s’adaptent aux usages.

Pour les pics de pollution dans paris: on s’en prend aux automobilistes les plus pauvres, (en les interdisant de circuler dans les zones restreintes) qui ne représentent pas la majorité des usagers des routes parisiennes sans imposer de normes aux entreprises du coin, et en encourageant la concentration des entreprises à un même endroit, ce qui ne peut qu’accroitre les problèmes de charges de transports en tout types, aussi bien en commun qu’individuels.

Stockage de l’eau: on a des réservoirs et les constructions d’habitations proposent des cuves à eau capable de réutiliser l’eau de pluie pour les utiliser dans les toilettes ou les machines vie un système de filtration, pour ne pas gaspiller de l’eau potable. Sinon pour stocker l’eau, y’a les tomates  qui sont en voie d’extinction, il parait que y’en avait près de 200 sortes en 1950, et aujourd’hui moins d’une dizaine.

Wala wala, y’a encore du boulot.