la détresse émotionnelle pour installer un programme

Quand vous avez l’habitude d’utiliser Windows, vous connaissez probablement la terrible angoisse que représente l’idée même d’installer un nouveau programme sur votre ordinateur.

Pourquoi c’est si stressant d’installer un programme sous windows?

De nombreux écrans piégés dans l’installateur à analyser minutieusement pour enlever tout programme néfaste qui serait installé à cause d’une case cochée par défaut que vous auriez omis de dédocher.

Des installateurs de programme qui vont s’amuser à aller chercher d’autres installateurs de programmes.

Des programmes qui se réinstallent tout seuls et changent vos préférences sans vous en avertir.

Des programmes incompatibles avec d’autres que vous auriez installé, et impossible à supprimer sans utiliser des techniques vaudou, voire nécessitant l’installation d’un autre programme pour les supprimer.

Pas de gestionnaire de dépendances pour aller piocher les bonnes versions et supprimer les paquets obsolètes ou orphelins.

Un registre windows avec plein de conneries inutiles dedans et aucun programme capable de le nettoyer par défaut.

Quel bordel.

Toutes ces raisons augmentent le cout émotionnel (qui n’a rien à voir avec la charge mentale) de l’installation d’un nouveau programme dans un environnement windows et découragent ses utilisateurs de s’approprier leur ordinateur. Il faut avoir tout cela en tête lorsque l’on souhaite faire utiliser de meilleures solutions à des utilisateurs captifs.

Enfin, depuis que tout le monde souhaite installer Firefox au lieu d’Internet Explorer, ou Libre Office au lieu de MS office, il semblerait qu’un autre monde soit possible.

Y’a bien Charlie qui a sorti sa Chocolatery (uniquement en englishe bordel!) pour windows, un vrai gestionnaire de dépendances capable d’installer un programme en deux deux.

Mais pour cela, il faudra d’abord… l’installer.

dépasser la barrière de la langue

de nombreux outils gagneraient à toucher un plus large public simplement s’ils étaient traduits. La barrière de la langue est un énorme rempart, infranchissable pour énormément de monde, et quand vous souhaitez qu’énormément de monde approche votre produit ou logiciel libre, il vaut mieux tout faire pour leur éviter de sauter des barrières.

J’ai donc récemment fait la promotion de la messagerie chiffrée Telegram, et je ne m’étais même pas rendu compte que leur site ne proposait pas de traduction en français. (le .fr est en vente si ça vous intéresse :D)

Des tas de gens ne comprendront pas que « settings » signifie « paramètres » et s’arrêteront à ce que propose un logiciel tel quel, en pestant qu’il ne propose pas telle ou telle fonctionnalité, sans même aller fouiller dans ses paramètres.

Et la plupart des logiciels et services en ligne privatifs (pas libres donc) ne proposent que peu de personnalisation, la plupart des gens seront donc terrorisés à l’idée de casser quelque chose en s’aventurant là dedans tant ils sont habituées à ce qu’un logiciel fasse une seule chose bien précise.

On imagine souvent que la traduction est un travail compliqué et chiant à mettre en place, mais détrompez vous, il existe des solutions pour faciliter la contribution à plusieurs sur des traductions. Le tout exportant des fichiers de traduction que vous n’avez qu’à mettre à jour sur votre projet.

Ubuntu propose un guide pour contribuer à la traduction du système en un nombre impressionnant de langues, via le service en ligne Launchpad. Ce n’est pas le seul moyen de faire, mais c’est super pratique. Les developpeurs importent les fichiers de traduction dans le projet, et les autres gens avec un compte peuvent proposer des traductions pour chaque chaîne. Le site vous montre l’avancement en temps réel pour chaque langue. Il ne reste plus qu’a envoyer les fichiers traduits dans le code source du logiciel / site. Et ça peut être fait de façon automatique.

Bitwarden par exemple, un gestionnaire de mot de passe auto hébergeable et libre, propose des traductions sur Crowdin pour ses extensions de navigateur mais pas encore de son interface web. ça va venir, je me suis donc inscrit en attendant que ça arrive.

Le seul comble de ces services que sont Launchpad ou Crowdin (qui a une interface davantage amicale) c’est que le site principal les présentant n’est disponible qu’en anglais. Enfin bon, quand on vient quelque part pour faire de la traduction ça ne doit pas être un problème j’imagine 😀

 

Avant de vous lancer dans la traduction internationale:

  • limitez la cible de traduction à seulement deux langues dans un premier temps: votre langue natale, et l’anglais pour l’international.
  • simplifiez les termes à traduire en supprimant les articles qui reviennent trop souvent (exemple « mon compte à moi, mes préférences à moi, mes machins à moi » ou bien « supprimer ce fichier, copier ce fichier, déplacer ce fichier », saurez vous trouver les répétitions à enlever ?)
  • levez les ambiguités en faisant examiner vos textes par des utilisateurs d’âges variés et en écoutant et notant leurs retours
  • supprimez les répétitions
  • consitituez une hiérarchie de titres et menus qui ait du sens
  • utilisez des termes simples le plus souvent possible

D’autres astuces pour gagner du temps sur les traductions:

  • Utiliser des icones au sens symbolique largement connu vous fera gagner un temps considérable. exemple: des engrenages pour les configurations, les préférences.
  • limiter l’effet cockpit d’avion avec un million de boutons partout affichés en même temps, en regroupant les choses de sorte que l’on sache dans quelle direction regarder quand on cherche une chose.
  • Avoir une charte graphique cohérente de couleurs, de hiérrchie et de typo, dans tout votre logiciel/site évoquant des idées pour les actions et notifications signifiant ces grandes catégories:
    • un signe montrant l’action conseillée
    • une chose n’étant qu’une information
    • un avertissement pour indiquer des précautions à prendre avant de faire quelque chose, ou pour indiquer les implications de l’action que l’on cherche à faire.
    • un signe de danger, pour les actions difficilement réversibles.

Wala, que la source soit avec vous!

 

se passer de google pour ses agendas

Google a un service pour gérer ses agendas en ligne très pratique, si ce n’est que c’est chez google et que vous auriez tout avantage à les héberger ailleurs, sur un service éthique du genre de Framagenda.org ou sur votre cloud auto-hébergé (ou votre raspberry pi), comme un nextcloud.
Exportez donc dans un zip vos agendas google sur ce lien:

https://calendar.google.com/calendar/exporticalzip
(ou dans cette page d’import/export, cliquez le bouton « exporter » )

Ensuite, pour les relier à votre téléphone, utilisez Davdroid pour votre plateforme. (par ici pour le store F-droid). il vous suffit de copier le lien de votre agenda hébergé.

un lien de partage d’agenda ressemble à ceci:

https://framagenda.org/remote.php/dav/calendars/madame_michu/personal/

pour plus de faciliter à copier coller vers un téléphone vous pouvez vous auto envoyer un email, ou un sms à vous même via Signal (si vous l’avez installé sur téléphone et votre ordi de bureau, ce que je vous conseille de faire pour remplacer votre appli de SMS de base qui est une passoire au niveau sécurité et vie privée).

Enjaillez la dégooglisation

Facebook est mort, vive Mastodon

Facebook a merdé avec le scandale de Cambridge Analytica, et maintenant beaucoup de gens sont au courant et fuient ladite plateforme en désactivant les logins via cette plateforme sur les autres sites, et on a vu apparaître un hastag nommé #deleteFacebook.

On peut d’ailleurs retracer une timeline de leur méfaits pour compléter l’article que j’avais traduit à propos de comment facebook choisit vos amis à votre place, peut deviner votre orientation sexuelle avec seulement 3 likes, vous censure sous directives politiques, conserve vos infos médicales, vous espionne, conserve les textes que vous effacez et n’envoyez pas dans une conversation Messenger, vous demande d’espionner vos proches, retient combien de fois vous avez été violé-e, vos historiques de déplacement, se met au milieu de tous vos échanges avec vos proches via Instagram, Messenger et WhatsApp qui lui appartiennent, fait des profils psychologiques pour vous manipuler (pas seulement avec de la pub) et vous pourrit dans la vraie vie. Voilà voilà. C’est pas bien propre tout ça et c’est avéré depuis des années.

Mais maintenant tout le monde est au courant et commence à voir que l’herbe est plus verte ailleurs.

Cliquer sur j’aime, pas certain que ça soit une bonne interaction sociale à tous les coups. illu par TyKayn

ça tombe bien, il existe le réseau social Mastodon et Telegram pour remplacer tout ça.

www.mamot.fr

Mastodon, enfin un réseau social ouvert, sans pub, auto-hébergeable, et qui communique avec toutes les instances du monde selon les règles que l’on choisit. C’est ça qui est beau avec l’open source, c’est qu’on peut le bidouiller.

Tout comme pour les e-mails on est pas obligés d’avoir tous un compte chez MachinMail pour envoyer des e-mails à d’autres gens qui auraient des comptes chez TrucMail et BiduleMail, on a des moyens de communiquer multi plateforme grâce à des protocles standardisés. Actuellement, les grands réseaux sociaux sont fermés et restrictifs, la révolution apportée par Mastodon est donc vraiment remarquable, en plus d’avoir déjà des millions d’utilisateurs et de rencontrer un franc succès.

C’est ainsi que de nombreuses instances ont été crées afin de permettre des safe-space LGBT+, des thématiques artistiques, et aussi des réseaux d’entreprise.

On peut donc avoir des réglages de visibilité des posts très fins, à cheval sur la sécurité, suivre des gens, publier des images, des photos, des vidéos, des liens, comme sur n’importe quel réseau social. Mais avec une limite de 500 caractères par post.

Et donc, si je vous recommande l’instance www.mamot.fr plutôt qu’une autre c’est parce que c’est une instance hébergée par La Quadrature du Net, une chouette asso qui lutte pour les libertés numériques à laquelle je fais des donations régulière. D’ailleurs en ce moment ils font une action collective contre les GAFAM que je vous invite à rejoindre sur gafam.laquadrature.net, parce que notre vie privée et nos libertés fondamentales ne sont pas à vendre.

 

 

logo de telegram.org

Remplacer Messenger et whatsapp par Telegram, une messagerie chiffrée de bout en bout, sans pub, et régie par des gens bien.

ça vaut le détour. Vous pourrez donc me retrouver sur ces plateformes en cherchant l’utilisateur « tykayn ».

La force soit avec vous!

 

parlez vous le bullshit couramment?

Savoir évaluer le niveau technique de l’interlocuteur quand on lui parle d’une chose complexe doit faire partie des qualités que l’on attend d’une personne experte dans un domaine quel qu’il soit.

Si une personne persiste à vous abreuver de termes invraisemblables dignes du chinois, il est fort possible que ce soit dans le but de vous embrouiller et de vous faire comprendre que vous n’êtes pas en mesure de comprendre, afin que vous lui fassiez aveuglément confiance.
On retrouve ce phénomène de parler le bullshit dans tous les charlatanismes du monde.
utiliser des balises abbr et des ancres HTML, utiliser des tooltip, des titres sur les liens, ajouter des légendes aux images, citer ses sources, tout cela est très facile quand on écrit du texte affiché sur une page web. Mais c’est une autre paire de manches lorsqu’il s’agit de communication orale, plus encore lorsque le sens du discours est intentionnellement caché.

Du jargon d’entreprise, aux privates jokes en passant par la langue de bois politique, les expressions et les acronymes, il y a de quoi en paumer du monde en chemin.

Nous avons choisi un language qui était si obscur, si peu informatif et pourtant si précis, que nous avons pu cacher en plein jour ce que nous faisions. Personne ne pouvait comprendre ce dont on parlait à part le président du conseil.

-c’était écrit de façon délibérée pour être ainsi?

-précisément.

Ce n’est pas accidentel ou parce qu’ils sont stupides. C’est souvent confus et vague intentionnellement. Certains des plus grands scandales de corruption dans l’histoire se sont produits grâce à du jargon. Voici des gens qui cherchent à lutter contre cela: The Plain Language Movement (qui n’est pas un mouvement) http://www.plainlanguage.gov/whatisPL…  Et pour le fun, le générateur de jargon d’entreprise d’Andrew Davidson http://www.andrewdavidson.com/gibberish/ 

(et d’autres sources dans la description de la vidéo)

Ce qui est fort c’est que la précision masque le contenu vague de l’énoncé, c’est toute la magie de la pirouette linguistique.

Pour faire face à ce fléau, il convient de varier son vocabulaire et de le rendre accessible. De parler avec des mots courants, simples, basiques, de faire des phrases pas trop longues.

Apprendre l’autodéfense face à la langue de bois.

Ça tombe bien, si vous n’avez pas lu Bourdieu ou Huxley et que vous êtes plutôt branché vidéo vous pouvez faire un tour chez le Stagirite .

C’est un bûcheron de la langue de bois qui explique très clairement certaines pirouettes de langage qui se moquent continuellement des petites gens:

  • Dire que l’on doit « faire de la pédagogie » c’est renier toute contestation en infantilisant son adversaire.
  • On se dédouane de nos choix politiques lorsque l’on dit que telle chose « n’a pas vocation » à faire ou être ce que l’on ne veut pas qu’elle soit.
  • « Assumer » une faute, quand on est une personne de pouvoir, ça peut vouloir dire qu’on a bien compris qu’on a commis une faute mais qu’on est au dessus des lois et qu’on ne sera donc pas sanctionné donc on s’en fout, lâchez moi (la thug life).
  • Le dialogue social n’est pas un dialogue, mais un jeu de pouvoir entre des agents aux forces très asymétriques.
  • L’opinion publique est une abstraction qui n’a aucune représentativité dans le monde réel, surtout quand on est en mesure de s’acheter la direction d’un groupe de médias.
  • Dire que les « Français veulent que » est nécessairement biaisé.
  • La démocratie est continue dans le temps et doit nécessairement présenter un contre pouvoir, peu importe ce qui a été élu.
  • Les différents visages de la langue de bois pour se foutre de la gueule du monde en ayant l’air sérieux: se cacher derrière son petit doigt, occuper le temps de parole pour gagner en visibilité, parler pour ne rien dire – mais pour gagner du temps et éviter de répondre- noyer le poisson, dire poliment que l’on emmerde la justice.

Mesurer la lisibilié d’un texte, c’est possible, avec la carte Kiwi

formule de Flesch Kincaid

Les communications officielles des compagnies les plus impliquées dans des scandales ont des scores moyens autour de 20 points, les autres sont plus proches de 42.

Si vous êtes branchés data mining, vous serez ravi de pouvoir évaluer vos écrits par le score de lisibilité de Flesch-Kincaid. Plus le score est haut (100), plus le texte est compréhensible, et inversement, plus il est bas, plus il est obscur et ultra relou à suivre.

   Score Sens
90.0 – 100.0 Facilement compris par un élève de 11 ans
60.0 – 70.0 Facilement compris par des élèves de 13 à 15 ans
0.0 – 30.0 Mieux compris par des diplômés d’université

En dessous de 30, un texte est considéré comme très confus. Certains livres de droit vont jusqu’à un impressionnant score de -6 points.

Comme pour beaucoup de choses, il y a une lib en JS pour ça. Et si vous voulez un bingo des arguments pourris, j’ai créé FromageJS, mis à disposition sur mon Github.

Vous pouvez soumettre vos textes aussi sur plusieurs services en ligne. Par exemple, le texte de cet article (avant cette ligne) mis sur www.scolarius.com dans la catégorie article/nouvelles obtient un score de 98 points contre une moyenne de 130 points habituels pour ce genre de texte. L’échelle sur ce site n’est pas la même que le score de Flesch Kincaid, chez scolarius, plus le score est bas, plus c’est facile à comprendre.

Je ne dis pas que mes articles sont les plus faciles à saisir pour Madame Michu, surtout quand il s’agit de monnaie chiffrée et de language informatique et autres choses open source. mais vous voyez, j’assume donc c’est bon!

Certifiez la détention et la date d’un document grâce à l’Ethereum

Les contrats intelligents permis grâce à la blockchain et à l’Ethereum pour ce qui nous intéresse aujourd’hui – mais c’est faisable avec plusieurs blockchain, le bitcoin le propose aussi – donnent naissance a plein de chouettes services qui permettent de certifier dans le marbre que vous détenez tel document numérique à telle date.

C’est ce que permet  DocStamp.io , un service en ligne qui ne stocke pas vos documents mais vous permet de générer un hash de celui ci, un hash de votre nom ou pseudo, + un hash pour votre adresse email (il faut donc faire attention à bien l’écrire) et de le stocker dans la blockchain de l’ethereum. Le tout vous notifie par email quelques minutes plus tard quand votre contrat a été intégré à la blockchain.

Plus tard, vous pouvez donc vérifier qu’un document à bien été inscrit (via son hash) à une date précise dans la blockchain, relié à l’adresse email recherchée. Très utile pour tout ce qui est brevet ou autres preuves de documents légaux. ça fonctionne bien entendu avec n’importe quel type de fichier, y compris des pdf de plein plein de pages. Le moindre changement dans le document à comparer ou l’adresse email et la vérification se révèle impossible. De quoi s’éviter un voyage chez le notaire 😉

Pas besoin de disposer d’ethereum pour payer le timbre virtuel du service, ils acceptent aussi des monnaies plus classiques et moins acéphales telles que l’USD. le tout pour la modique somme de 4,99 dollars US.

C’est la version moderne de l’envoi par la poste à soi même. C’est beau non?

Formation Angular pour faire un jeu dont vous êtes le héros

J’ai eu la joie de donner une formation Angular à mes collègues dont voici les slides.

Angular teacher game en pdf

Le but du jeu était de faire comprendre les notions de base d’Angular (version 2 et +) et de réaliser en live un projet de démo avec l’outil Angular CLI afin de prototyper rapidement un site et ses composants web, pour faire un jeu dont on est le héros. Le teacher Game des mathématiques from hell sur mon portfolio, reprenant les textes d’un célèbre article de l’excellent site www.nioutaik.fr

Le tout à partir de ce JSON que j’avais fourni: http://artlemoine.com/json/teacher_game.json

C’est l’occasion de voir l’injection de modules, la création de composants, de service, l’utilisation du TypeScript. Vous voilà armés pour faire de la ligne de commande. Philippe n’a qu’a bien se tenir!

 

 

c’est du très loud, du très très lourd

hier j’ai pu assister au décollage en direct (via youtube) du Falcon Heavy, fusée la plus puissante du monde, fabriquée par SpaceX.
https://www.youtube.com/watch?v=bCc16uozHVE

Falcon Heavy est un lanceur lourd développé par la société SpaceX ayant la capacité de placer une charge utile de 63,8 tonnes en orbite basse ou de 26,7 tonnes en orbite de transfert géostationnaire.

. La charge utile dépend de l’orbite visée :

  • Orbite basse : 63,8 tonnes
  • Orbite de transfert géostationnaire ; 26,7 tonnes
  • Orbite de transfert vers Mars : 16,8 tonnes
  • Orbite de transfert vers Pluton : 3,5 tonnes
  • Lanceurs réutilisables: oui

En comparaison, l’Ariane 5 qui détient 60% du marché des satellites géostationnaires dispose de ces performances ci:

  • Orbite basse : 21 tonnes
  • Orbite de transfert géostationnaire ; 10.5 tonnes
  • Orbite de transfert vers Mars :  nope
  • Orbite de transfert vers Pluton : nope
  • Lanceurs réutilisables: non
comparatif des fusées existantes et de leur charge utile

On peut voir ici en live la vie de StarMan sous différents angles de vue. La Roadster couleur cerise va dériver dans l’espace en passant d’abord près de Mars, lieu de future conquète de l’espèce humaine puis ira rejoindre une orbite autour du soleil. Jamais l’autopilote de Tesla n’aura été si loin.

Le but de cette démo est de montrer que l’on peut envoyer du lourd tout en se faisant une bonne pub, avec plus de puissance que n’importe quelle fusée précédemment réalisée, pour une faction du prix – grâce à la récupération d’une partie de la fusée pour les recharger en carburant.

Prochain objectif, une démo de la Big Fucking Rocket en 2020 visant le début de la conquête réelle de la planète Mars par l’espèce humaine.  La Falcon Heavy visant l’apport de matériel aux futurs astronautes.

Ceux qui diront « hey mais pourquoi on a pas de station lunaire alors qu’on est vingt ans après avoir mis le pied humain sur la lune? Qu’est-ce que the fuck? »

 

hébien sont aussi ceux qui ont entrepris de mettre en service une conquête spatiale qui résout des tas de problèmes ici bas pour un tiers du prix de l’année précédente. Disposer d’une station lunaire fait partie des prochains objectifs qui servira de bras de levier à la conquête, de la même façon que l’a fait la station internationale.

Va y avoir du boulot, mais on a enfin des gens qui se bougent pour ça. On vit une époque formidable.

blockchain, bitcoins, ethereum, dogecoin

Ça ne vous aura pas échappé, les bitcoins, la cryptomonnaie et la blockchain ce sont des trucs dont on entend parler énormément. Mais de quoi c’est que ça s’agit donc en fait ?

Ces messieurs de Science étonnante et Heu?Réka dont je vous recommande les chaines sur youtube vous font un topo sur un truc qui a changé la face du monde de façon aussi importante que l’apparition d’internet ou des emails, et dont on ne peut pas encore prévoir tous les usages. Vous serez d’ailleurs fort étonnés de découvrir que la blockchain (ou bien chaîne de blocs) permet des tas de choses, et pas seulement de faire des transactions monétaires. Vous serez étonnés d’apprendre que les cryptomonnaies ne sont ni plus ni moins virtuelles que les euros ou les dollars, pour qui 90% des transactions sont déjà dématérialisées.

Pour vous la faire courte, C’est un réseau ouvert et distribué permettant des transactions de confiance ou la réalisation de contrats sans intermédiaire tel que des banques ou les sites d’e-commerce.

On a forcément en tête des histoires de ruées vers l’or et de croissance exponentielle donnant fortement envie d’investir dans le bitcoin, l’ethereum et autres cryptomonnaies en vogue. Mais avant de vous enflammer complètement et de revendre votre maison contre des bitcoins pour vivre dans une tente deux places en attendant que ça prenne de la valeur je vous conseille deux ou trois choses:

  1. Ne pas investir dans les cryptomonnaies plus que vous ne pouvez entièrement paumer sans aucune conséquence sur vous ou sur vos proches, qu’il ne faut pas oublier. La volatilité énorme de la monnaie ne permet pas d’en faire une épargne fiable car la valeur de ces monnaies change énormément. Cependant, si vous faites un achat de bitcoin ou d’ethereum et que vous réglez un truc immédiatement le changement de valeur sera assez faible.

  2. Comprendre de quoi il s’agit (notamment les nuances entre une monnaie et une autre), ne jamais paumer votre ou vos portefeuilles numériques (et bien les sauvegarder en plusieurs lieux sûrs contraîrement à ce type qui avait 800 bitcoins et qui les a perdu dans un crash de disque dur alors qu’il pourrait les revendre pour 800 fois 16 000€).

  3. Vérifier la fiabilité des plateformes proposant la vente de cryptomonnaies avant d’acheter quoi que ce soit, sachant qu’il existe des boutiques physiques ou en ligne, et que les lieux truffés de pubs sur le web ont de grandes chances d’être des arnaques. Acheter par carte bleue de petites sommes de bitcoin ou d’ethereum vous coutera cher en frais et il faut partir du principe qu’un site ne doit pas vous demander de carte bleue ou d’identité pour des achats inférieurs à 300€, sans quoi vous risquez de l’usurpation d’identité. Donc ouvre l’oeil et le bon 😉

     



Pour ce qui est du minage de cryptomonnaie ce sera dans un prochain article 😉

wala, le fun soit avec vous!